En tournée d’inspection dans le Grand Katanga en ce début du mois de février 2026, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a adressé un avertissement sans équivoque aux opérateurs miniers du Haut-Katanga. Face à la recrudescence des incidents environnementaux, elle exige des investissements immédiats et concrets dans la prévention des pollutions.
Lors d’une réunion stratégique tenue le 3 février avec les membres de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), la ministre a fait part de sa vive indignation face aux pollutions répétées qui affectent les sols, les cours d’eau et les écosystèmes de la région.
« Trop, c’est trop. Ces pollutions récurrentes ne doivent plus continuer. Tout acte criminel commis par des entreprises minières sera désormais sévèrement puni », a-t-elle martelé.
Accompagnée d’experts de l’Agence Congolaise de l’Environnement (ACE), Marie Nyange Ndambo a annoncé une série de mesures destinées à renforcer la gouvernance environnementale du secteur minier. Celles-ci portent notamment sur le renforcement du cadre légal, avec une application rigoureuse des normes environnementales et des sanctions plus dissuasives à l’encontre des contrevenants.
La ministre a également mis en avant la nécessité d’un dialogue constructif entre l’État et le secteur privé. À cet effet, un cadre de concertation, piloté par la FEC, sera mis en place afin de favoriser l’émergence de solutions durables et concertées. Parallèlement, des inspections de terrain seront intensifiées pour s’assurer du respect effectif des engagements environnementaux pris par les entreprises minières.
Cette offensive gouvernementale s’inscrit dans la vision du Chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui entend contraindre les acteurs économiques à assumer pleinement la responsabilité de leurs impacts écologiques. En renforçant la régulation environnementale du secteur extractif, le gouvernement congolais ambitionne de protéger durablement la santé des populations locales ainsi que la biodiversité du Haut-Katanga, longtemps exposées aux dérives industrielles.
Azarias Mokonzi




