Malgré le récent éboulement ayant fait plus de 400 morts, dont de nombreux enfants, l’exploitation des mineurs se poursuit dans les carrés miniers de Rubaya. C’est ce qu’a confié, ce vendredi 13 février 2026 à Mines.cd, une source issue de la société civile locale.
À l’en croire, des enfants qui devraient se trouver à l’école restent visibles sur les sites miniers, en dépit de la tragédie récente.
« Nous constatons toujours la présence d’enfants dans les carrières malgré le dernier drame. Aucune mesure restrictive n’a été prise par les rebelles pour protéger ces jeunes », a déclaré notre source.
La situation est également préoccupante pour les femmes enceintes, dont la présence continue d’être signalée sur les sites d’extraction.
La source évoque une exploitation humaine à des fins économiques, au détriment des populations les plus vulnérables.
« Le code minier est bafoué ; ici, il n’y a plus de loi, seule la logique économique prime. Des femmes enceintes travaillent dans les mines. Les rebelles n’en ont cure : tant que leurs intérêts économiques sont préservés, le reste importe peu », a-t-elle dénoncé, appelant la communauté internationale à réagir urgemment.
Elle prévient qu’en l’absence d’action rapide, les conséquences humaines pourraient s’aggraver :
« Si la communauté internationale n’agit pas aujourd’hui, ce sont des vies entières qui seront brisées à Rubaya. »
Depuis fin avril 2024, le site minier stratégique, riche en minerais dits « 3T », est sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23. Selon plusieurs sources sécuritaires et minières, les minerais extraits transiteraient par le Rwanda avant d’être écoulés sur le marché international.
Classé « zone rouge » par le gouvernement de la République démocratique du Congo après son occupation, le site de Rubaya a déjà enregistré plus de 700 décès liés aux éboulements en deux ans.
Azarias Mokonzi




