Les marchés des métaux précieux ont poursuivi leur dynamique haussière ce mercredi, dans un contexte international dominé par les incertitudes géopolitiques et commerciales.
En séance, l’or a brièvement franchi la barre des 5 200 dollars l’once, avant de se stabiliser autour de 5 180 dollars, enregistrant une progression supérieure à 1 %. L’argent a suivi la même trajectoire, gagnant près de 3 % pour s’établir autour de 90 dollars l’once.
Tensions commerciales et risques géopolitiques
Cette nouvelle envolée intervient alors que les investisseurs analysent les annonces de nouveaux tarifs douaniers envisagés par le président américain Donald Trump. Les marchés redoutent un effet inflationniste combiné à une pression durable sur les prix de l’énergie, dans un environnement marqué par des tensions persistantes entre les États-Unis et l’Iran.
Une nouvelle séquence de discussions nucléaires doit se tenir à Genève, mais le climat diplomatique demeure fragile, renforçant l’attrait des actifs refuges comme l’or.
Une tendance structurellement haussière ?
Au-delà des facteurs conjoncturels, plusieurs analystes estiment que le métal jaune pourrait entrer dans une nouvelle phase d’expansion. Après avoir consolidé au-dessus du seuil symbolique des 5 000 dollars l’once, l’or semble désormais s’appuyer sur un socle technique solide.
Des institutions financières telles que Bank of America et JPMorgan Chase anticipent la poursuite de la tendance dans les prochains mois, avec des objectifs de prix ambitieux si l’incertitude commerciale et diplomatique devait se prolonger.
Depuis janvier, le métal jaune affiche déjà une progression supérieure à 18 %, confirmant son rôle stratégique dans les portefeuilles d’investissement comme instrument de couverture face aux risques macroéconomiques.
Pierre Kabakila




