Une alerte d’envergure a été déclenchée à Kolwezi, dans la province du Lualaba, où les autorités de la République démocratique du Congo ont officiellement déclaré une urgence radiologique liée à l’exploitation artisanale du remblai T17, un site relevant de Kamoto Copper Company (KCC).
En déplacement officiel dans la région, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation, Marie-Thérèse Sombo, est intervenue en sa qualité d’Autorité nucléaire. Cette mission visait à évaluer les risques sanitaires auxquels sont exposés les creuseurs artisanaux présents sur ce site identifié comme fortement contaminé par des substances radioactives.
Les observations effectuées sur place révèlent une situation préoccupante. Malgré le classement du remblai T17 comme zone à haut risque, des exploitants artisanaux continuent d’y mener des activités, s’exposant à des dangers invisibles mais potentiellement graves. La délégation ministérielle a inspecté le site, à la fois en véhicule et à pied, pour mesurer l’ampleur de la menace.
Face à cette réalité, Marie-Thérèse Sombo a annoncé la déclaration officielle d’une urgence radiologique, une décision destinée à alerter sur les risques immédiats encourus non seulement par les creuseurs, mais également par les populations vivant à proximité.
Dans la foulée, une réunion de crise a été organisée au gouvernorat du Lualaba, réunissant autorités provinciales, responsables de Kamoto Copper Company, représentants des coopératives minières, chefs locaux et acteurs de la société civile. Les discussions ont porté sur les mesures urgentes à adopter pour sécuriser la zone et limiter l’exposition aux substances radioactives.
Les autorités ont insisté sur la nécessité d’une réponse coordonnée afin de prévenir des conséquences sanitaires potentiellement lourdes. Cette situation remet en lumière les défis persistants liés à l’exploitation artisanale dans des zones à haut risque, où la recherche de subsistance conduit souvent les creuseurs à s’exposer à des menaces mal maîtrisées.
À ce stade, aucune mesure concrète de relocalisation ou d’encadrement strict n’a encore été officiellement détaillée. Toutefois, les autorités assurent que des décisions rapides seront prises au regard de la gravité de la situation.
Pierre Kabakila




