À Kolwezi, dans la province du Lualaba, la situation demeure préoccupante autour du remblai T17 de la concession de Kamoto Copper Company (KCC). Plusieurs jours après l’alerte officielle sur la présence de substances radioactives, les mesures de sécurisation annoncées peinent à produire des effets visibles, alimentant l’inquiétude au sein des communautés locales.
Selon des sources de la société civile, l’accès à cette zone à haut risque n’est toujours pas totalement verrouillé. Attirés par la présence de minerais, des creuseurs artisanaux continuent d’y pénétrer, malgré les dangers liés à une exposition prolongée à des éléments radioactifs.
La Nouvelle société civile congolaise du Lualaba dénonce l’inefficacité du dispositif sécuritaire en place. Son coordonnateur, Lambert Menda Lubamba, estime que la présence des forces de l’ordre ne suffit pas à empêcher les intrusions. Il pointe un déficit de rigueur dans l’application des mesures de restriction, soulignant qu’au-delà de la surveillance, c’est l’accès même au site qui doit être strictement interdit.
Sur le terrain, les risques restent bien réels. Bien que la fréquentation du site ait diminué, certains creuseurs continuent d’y travailler, s’exposant à des dangers sanitaires majeurs, notamment l’irradiation et la contamination. Face à cette situation, les organisations citoyennes ont intensifié les campagnes de sensibilisation afin d’alerter les populations sur l’ampleur du danger et d’encourager l’arrêt immédiat de toute activité dans cette zone.
Pourtant, lors du Conseil des ministres du 27 mars 2026, le gouvernement de la République démocratique du Congo avait déjà évoqué une menace sérieuse pour la santé publique et l’environnement, annonçant des mesures urgentes pour sécuriser le site. Sur le terrain, leur mise en œuvre reste jugée lente par plusieurs observateurs, créant un décalage préoccupant entre les annonces officielles et la réalité.
Dans ce contexte, la société civile appelle à une intervention rapide et efficace des autorités afin d’éviter une éventuelle catastrophe sanitaire dans cette zone minière stratégique, où l’urgence d’agir devient de plus en plus pressante.
Pierre Kabakila




