La République démocratique du Congo confirme son rôle central dans l’industrie minière mondiale. Intervenant lors du congrès annuel de Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) à Toronto, le ministre des Mines Louis Watum Kabamba a annoncé que le pays a produit près de 3,5 millions de tonnes de cuivre en 2025, tout en préparant le lancement de sa première production de lithium en 2026.
Prenant la parole lors d’une session consacrée à la RDC, le ministre a mis en avant la résilience du secteur minier congolais, qui continue d’afficher des performances solides malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du pays.
Une position renforcée sur le marché mondial
Avec une production annuelle dépassant les 3,5 millions de tonnes, la RDC consolide sa place parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre. Le pays reste également un acteur majeur dans la production de cobalt, un minerai stratégique pour les technologies liées à la transition énergétique.
Selon les autorités congolaises, le prix du cobalt a connu une forte progression sur le marché international, passant d’environ 20 000 dollars à près de 55 000 dollars la tonne, à la suite de mesures visant à mieux réguler et valoriser cette ressource stratégique.
Diversification avec le lithium
Au-delà du cuivre et du cobalt, le gouvernement congolais entend diversifier la production minière. Le ministre des Mines Louis Watum, a ainsi annoncé le démarrage de la première production de lithium dans la province du Tanganyika, prévu au deuxième trimestre de 2026.
Ce projet marquera l’entrée officielle de la RDC dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du lithium, un minerai essentiel à la fabrication des batteries et au développement des technologies vertes.
Dans la même dynamique, une première raffinerie d’or devrait également entrer en service dans la province du Tanganyika, une initiative destinée à renforcer la transformation locale des ressources minières.
L’intérêt croissant des investisseurs internationaux
Le secteur minier congolais continue par ailleurs d’attirer de grands groupes internationaux. Des entreprises telles que Glencore, CMOC Group et Ivanhoe Mines poursuivent l’expansion de leurs opérations dans le pays, témoignant de la confiance des investisseurs dans le potentiel minier de la RDC.
Parmi les projets structurants évoqués figure également le développement du projet Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), un corridor minier stratégique estimé à près de 29 milliards de dollars pour sa première phase. Ce projet ambitionne de relier le nord-est au sud-ouest du pays, avec une connexion stratégique entre l’océan Atlantique et l’océan Indien, afin de faciliter l’exportation des ressources minières.
Des réformes pour renforcer la gouvernance minière
Le gouvernement congolais affirme poursuivre les réformes destinées à améliorer la gouvernance du secteur minier. Ces initiatives portent notamment sur la transparence, la sécurisation juridique des investissements, la stabilisation du régime fiscal et la digitalisation de l’administration minière.
Ces mesures visent à consolider l’attractivité du pays auprès des investisseurs internationaux tout en maximisant les retombées économiques pour la RDC.
Pierre Kabakila




