Le leader de l’opposition congolaise, Martin Fayulu, a lancé un cri d’alerte à la suite de l’éboulement meurtrier survenu le 28 janvier 2026 sur le site minier de Luwowo, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu. Selon les autorités congolaises, ce drame a coûté la vie à au moins 200 personnes, en majorité des creuseurs artisanaux.
Réagissant à cette tragédie, Martin Fayulu a exprimé sa compassion envers les familles endeuillées et a appelé à une action forte de la communauté internationale.
« Je m’incline devant la douleur des familles qui ont perdu leurs bien-aimés et leur adresse mes condoléances. Une enquête internationale s’impose. Rubaya doit être libérée », a écrit Martin Fayulu sur son compte X.
De son côté, le gouvernement congolais a pointé du doigt une exploitation minière illégale et incontrôlée dans le périmètre minier de Rubaya, pourtant classé zone « rouge » depuis février 2025, interdisant toute activité d’exploitation. Malgré cette mesure, les opérations de creusage se sont poursuivies, alimentant un système structuré de pillage des ressources naturelles.
Selon les statistiques officielles, entre 112 et 125 tonnes de coltan seraient extraites chaque mois dans cette zone avant d’être acheminées vers le Rwanda. Les autorités congolaises dénoncent une économie de guerre, soutenue par des mécanismes de blanchiment de minerais provenant de zones sous occupation armée à l’Est du pays.
Pour le gouvernement, le drame de Rubaya est la conséquence directe d’un système d’occupation armée, de prédation et d’exploitation illégale des ressources naturelles de la République démocratique du Congo. Les autorités appellent la communauté internationale à prendre la pleine mesure de cette tragédie et à agir pour mettre un terme à ces pratiques qui continuent de coûter la vie à des centaines de civils.
Pierre Kabakila




