Le groupe minier kazakh Eurasian Resources Group (ERG), détenu à 40% par l’État kazakh, porte plainte contre des hauts gradés des FARDC pour exploitation illégale quasi industrielle de ses concessions au Katanga. D’après les informations consultées d’Africa Intelligence, les pertes estimées : près de 2 milliards de dollars par an pour ERG et le Trésor public congolais.
Quid sur le dessous du dossier
Des réseaux structurés, impliquant opérateurs chinois, usines de traitement et protections au sommet de l’État, pillent les sites de Boss Mining, Comide et Swanmines (Haut-Katanga et Lualaba).
Des enquêtes privées d’ERG
soupçonnent des proches du président Félix Tshisekedi, provoquant sa colère : il a sermonné ses frères et les a sommés d’arrêter, après discussions avec son homologue kazakh en septembre 2025.
Visée des enquêtes
Au cœur de cette affaire dans les enquêtes, la Garde républicaine (GR) : Son chef, le général-major Ephraim Kabi Kiriza, et ses éléments sécurisent le trafic, via son avocat Honoré Alingi et la coopérative Comibakat (liée à la gouverneure Fifi Masuka Saini).
Inspecteur général des FARDC : Gabriel Amisi Kumba (« Tango Four »), accusé de superviser via son fils Trésor et neveu Bonté Amisi, et autres 22e région militaire, police nationale congolaise (PNC).
Cependant, le Conseil national de sécurité (CNS) et l’auditorat militaire enquêtent. Fin mars 2026, le général Martin Malubuni (Maison militaire) ordonne l’évacuation des FARDC des sites miniers ; le chef d’état-major Jules Banza Mwilambwe se rend au Katanga.
Actions de l’État
Le nouvel inspecteur général des mines, Raphaël Kabengele (nommé en janvier par Tshisekedi), prépare une tournée dans l’ex-Katanga pour assainir le secteur. Il a dépêché son adjoint Jean-Paul Kilembe à Lubumbashi et briefé le président. Thierry Tshisekedi (frère du chef de l’État) a tenté une visite le 31 octobre 2025 avec le CNS et ERG, bloqué par la GR.
Plainte formelle d’ERG
Fin janvier 2026, via le cabinet M.M & Associates, ERG saisit l’auditorat général des FARDC (dirigé par Lucien-René Likulia Bakumi), le président, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka et Kabengele. Le groupe dénonce l’occupation armée et exige enquêtes, poursuites et restitution des concessions.
Sans réponse pour l’instant. Ce dossier prioritaire menace la crédibilité du secteur minier congolais et ses revenus fiscaux. ERG Africa, dirigée par Davren Vakhabor pousse pour une sécurisation rapide.




