Lors de la 83ᵉ réunion du Conseil des ministres, la Première ministre Judith Suminwa est revenue sur la nécessité d’améliorer la gestion de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières, destinée au financement des projets de développement communautaire.
S’inscrivant dans le pilier 1 du Programme d’actions du Gouvernement, axé sur la transformation économique et la valorisation des ressources naturelles, la cheffe du Gouvernement a rappelé l’importance de ce mécanisme prévu par la législation minière. Celui-ci vise à garantir que les communautés locales bénéficient directement des retombées de l’exploitation minière, tout en contribuant au développement des territoires.
Toutefois, des faiblesses ont été relevées par la Cour des comptes de la RDC, notamment en matière de gouvernance, de gestion administrative et financière, ainsi que dans le respect des procédures légales, y compris la passation des marchés publics et l’obtention des autorisations requises.
Face à ces constats, Judith Suminwa a insisté sur la nécessité de renforcer les capacités des dirigeants des organismes spécialisés chargés de gérer ces fonds, afin d’assurer une utilisation plus efficace, transparente et conforme aux normes en vigueur.
À cet effet, la Première ministre a instruit la ministre d’État en charge des Affaires sociales ainsi que le ministre des Mines de soumettre, dans un délai de trente jours, des recommandations innovantes au Gouvernement. Ces propositions devront porter sur le renforcement des mécanismes de supervision et de contrôle, l’amélioration de la transparence dans la mobilisation et l’utilisation des fonds, ainsi que sur une meilleure préparation et articulation des projets, en adéquation avec les exigences d’un développement intégré et inclusif des communautés locales.
À travers cette démarche, le Gouvernement entend consolider l’impact des ressources minières sur les conditions de vie des populations et renforcer la redevabilité dans la gestion des fonds publics.
Pierre Kabakila




