Les travailleurs de Congo Dongfang Mining (CDM), une société minière opérant dans la province du Haut-Katanga, ont manifesté pacifiquement, lundi 26 janvier 2026, devant le siège de l’Assemblée provinciale afin d’exiger l’application effective du Salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), fixé depuis janvier 2026 à 21 700 francs congolais.
Selon Kitt Kitambala, porte-parole des employés, l’entreprise continue de refuser de se conformer au décret présidentiel et à la convention collective en vigueur, en dépit des engagements pris par le Président de la République, Félix Tshisekedi, lors de son discours à la Nation.
« Le Smig est un droit inaliénable. Son non-respect constitue une violation de la loi », a-t-il souligné dans le mémorandum remis aux autorités provinciales.
Réagissant à cette mobilisation, la vice-présidente de l’Assemblée provinciale, Liliane Komba Maka, a salué le caractère pacifique de la manifestation. Elle a annoncé la tenue prochaine d’une rencontre réunissant la délégation syndicale, les responsables de CDM, l’Inspection du travail ainsi que le ministère des Mines. Elle a également rassuré les manifestants en précisant que « personne ne sera sanctionné tant que l’ordre public est respecté ».
Cette action s’inscrit dans un contexte national plus large. À Kinshasa, plusieurs employeurs avaient déjà exprimé leurs difficultés à appliquer le Smig révisé lors d’une réunion avec la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka. Cette dernière avait réaffirmé qu’aucun recul ne serait toléré sur cet acquis social et avait encouragé le recours au Conseil national du travail pour le règlement des différends.
La mobilisation des travailleurs de CDM illustre ainsi la détermination des salariés congolais à faire respecter leurs droits sociaux. Elle rappelle que l’application du Smig dépasse la simple question salariale et constitue un enjeu majeur de justice sociale et d’équité dans le monde du travail.
Pierre Kabakila




