La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a tenu une séance de travail avec les responsables du Conseil congolais de la batterie (CCB) et du Centre du commerce international (ITC), autour de la structuration d’un partenariat stratégique destiné à renforcer les capacités nationales dans la transformation des minerais utilisés dans les batteries électriques.
Un appui technique pour viser les marchés internationaux
Selon des sources proches du dossier, l’ITC devrait fournir un accompagnement technique centré sur la conformité aux standards internationaux, l’amélioration de la compétitivité des produits congolais et l’accès aux marchés extérieurs.
L’enjeu est clair : permettre aux entreprises de la République démocratique du Congo de mieux s’intégrer dans la chaîne mondiale de valeur des batteries, dominée par les grandes puissances industrielles.
Une approche multisectorielle coordonnée
Présenté comme un projet transversal, le programme implique plusieurs ministères clés, notamment ceux en charge des Mines, de l’Énergie, de l’Industrie, des Infrastructures et du Commerce.
Les échanges ont mis l’accent sur la nécessité d’une coordination efficace pour éviter la dispersion des initiatives et bâtir une stratégie industrielle cohérente et structurée.
Le Conseil congolais de la batterie est appelé à jouer un rôle central dans la mise en œuvre de la stratégie nationale, en facilitant les partenariats public-privé et en identifiant des débouchés commerciaux viables pour les produits transformés localement.
Vers un changement de modèle économique
À travers ce soutien politique affirmé, la cheffe du gouvernement entend accélérer la transition d’un modèle économique fondé sur l’exportation brute des minerais vers une dynamique axée sur la transformation locale et la création de valeur ajoutée.
Dans un contexte mondial marqué par la transition énergétique et la forte demande en cobalt, lithium et autres minerais stratégiques, Kinshasa cherche ainsi à capter une part plus importante des revenus générés par ses ressources naturelles et à renforcer l’industrialisation du pays.
Pierre Kabakila




