Le Cadastre Minier de la République démocratique du Congo (CAMI) marque ses empruntes au Future Minerals Forum, qui se tient du 13 au 15 janvier 2026 à Riyad, en Arabie Saoudite. Le directeur général de ce service rattaché au ministère des Mines, Popol Mabolia Yenya, y a représenté activement la RDC, confirmant l’engagement du pays à promouvoir son potentiel minier sur la scène internationale.

Aux côtés du ministre congolais des Mines, Louis Watum Kabamba, le CAMI prend part à cet important rendez-vous mondial réunissant décideurs publics, investisseurs et acteurs majeurs des minerais stratégiques. À cette occasion, Popol Mabolia a mis en avant les réformes engagées dans la modernisation du cadastre minier, notamment l’intégration d’outils numériques visant à garantir une gestion plus transparente, sécurisée et efficiente des titres miniers.
Une présence stratégique pour positionner la RDC
S’exprimant dans une interview accordée à Mines.cd, le directeur général du CAMI a expliqué les motivations de cette participation :

« Pour le CAMI, participer au Future Minerals Forum 2026 représente une opportunité stratégique de promouvoir la RDC comme une grande destination mondiale de l’exploration minière. Cette démarche s’inscrit dans la vision du Gouvernement congolais, qui a fait de l’amélioration de la connaissance géologique du sous-sol une priorité afin de préparer les bases du développement minier de demain », a-t-il déclaré.
Selon lui, le forum constitue une tribune idéale pour porter un message clair aux investisseurs internationaux :
« La RDC est ouverte à l’exploration. Elle dispose d’un potentiel encore largement sous-exploré et d’un cadastre minier prêt à accompagner les investisseurs désireux de découvrir les gisements de classe mondiale du futur. »
Vers un cadastre moderne et proactif
Popol Mabolia a également souligné que cette participation s’inscrit dans la transformation du CAMI en un outil stratégique de mise en œuvre de la politique minière nationale :
« Nous voulons un Cadastre Minier moderne, proactif et orienté vers la valorisation stratégique du potentiel minier national. Concrètement, cela signifie un cadastre capable de libérer l’accès à des périmètres d’exploration, de recevoir et d’instruire efficacement les demandes de permis de recherche, et de sécuriser les investissements dès les premières phases de prospection, dans un cadre transparent et conforme au Code minier. »

En marge du forum, plusieurs échanges bilatéraux ont été engagés avec des investisseurs saoudiens et africains, dans l’optique de nouer des partenariats durables, tout en respectant les normes environnementales, sociales et de gouvernance.
Les défis de l’exploration minière en RDC
Abordant les enjeux stratégiques du secteur, le directeur général du CAMI a insisté sur la nécessité pour la RDC de changer d’échelle en matière d’exploration minière.
« En 2024, les investissements consacrés à l’exploration en RDC ont atteint 130,7 millions de dollars, soit près de 10 % des 1,3 milliard de dollars investis en Afrique. Cela place la RDC au premier rang continental », a-t-il précisé.
Un chiffre encourageant, mais encore insuffisant au regard de l’immensité du territoire congolais et de la richesse de son sous-sol.
« L’enjeu est clair : attirer davantage de capitaux, diversifier les acteurs de l’exploration et accélérer la découverte de nouveaux gisements de classe mondiale », a-t-il ajouté.
À travers cette participation remarquée, la RDC consolide son image de hub minier crédible et attractif, dans un contexte mondial marqué par la ruée vers les minerais critiques, notamment le cuivre et le cobalt, dont le pays demeure l’un des acteurs incontournables.
Daniel Bawuna




