Un drame s’est produit dans la nuit du 6 au 7 février 2026 sur le site minier artisanal de Tulizembe, situé à une vingtaine de kilomètres au sud de Kolwezi, dans la province du Lualaba. Selon un bilan provisoire communiqué par le Service d’Assistance et d’Encadrement de l’Exploitation Minière Artisanale et à Petite Échelle (SAEMAPE), onze personnes ont perdu la vie dans un éboulement de terre. Plusieurs autres creuseurs ont également été blessés.
Un survivant présent sur les lieux a témoigné de la brutalité de l’incident :
« Nous n’avons rien pu faire. Tout est allé très vite », a-t-il confié, encore sous le choc.
D’après des sources locales, des creuseurs clandestins auraient profité de l’absence des agents du SAEMAPE et des équipes d’encadrement pour accéder illégalement au site. La zone est pourtant classée à haut risque en raison de la montée des eaux, ce qui impose un strict encadrement technique.
Patience Molayi, chargée des relations publiques au sein du comité des creuseurs du site, explique que certains exploitants artisanaux auraient repris les activités sans supervision :
« Certains creuseurs sont retournés travailler sans supervision technique. Ils se sont introduits sur les lieux tard dans la soirée, après le départ du comité de suivi et des agents de l’État. Alors que les travaux reprenaient dans ce bassin après huit mois d’arrêt forcé dû aux inondations, ce qui devait être une fête pour les artisans a malheureusement tourné au drame. »
Les opérations de secours ont permis d’évacuer les blessés vers les structures sanitaires et de récupérer les corps des victimes. Les autorités minières ont déploré cet accident et ont lancé un appel pressant aux exploitants artisanaux pour le respect strict des normes de sécurité et des dispositifs d’encadrement technique, afin de prévenir de nouvelles tragédies.
Azarias Mokonzi




