Le directeur général adjoint de Tenke Fungurume Mining (TFM), John Woto, est intervenu mercredi 11 février 2026 à Cape Town, en Afrique du Sud, lors du « DRC Breakfast » organisé en marge du forum Mining Indaba. Devant les ministres congolais des Mines Louis Watum et Molendo Sakombi de l’Énergie, des investisseurs ainsi que plusieurs acteurs du secteur, il a dressé le bilan des performances de l’entreprise tout en exposant les principaux défis auxquels fait face l’industrie minière en République démocratique du Congo.
Placée sous le thème « Chaînes de valeur mondiales : l’argument économique en faveur des investissements en amont et en aval en RDC », cette conférence-déjeuner a servi de vitrine aux ambitions du pays dans le secteur extractif.
Filiale du groupe CMOC, Tenke Fungurume Mining opère en RDC depuis 2006 et figure parmi les plus grands producteurs de cuivre et de cobalt du pays. L’entreprise dispose d’importantes installations industrielles dans la province du Lualaba.
Près de 8 milliards USD versés à l’État congolais

Dans son intervention, John Woto a indiqué que TFM a contribué à hauteur de près de 8 milliards de dollars américains à l’État congolais, ce depuis le lancement de son projet en 2006 jusqu’au troisième trimestre de l’exercice 2025. Une performance qui, selon lui, s’inscrit dans le strict respect des normes et des exigences légales encadrant les activités minières en RDC.
Sur le volet de la responsabilité sociétale, il a rappelé que TFM a été à l’initiative de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des sociétés minières, aujourd’hui intégrée dans le Code minier congolais au profit des communautés locales.
Le programme quinquennal du cahier des charges de l’entreprise, arrivé à échéance le 31 décembre 2025, représente un investissement de plus de 31 millions de dollars, réalisés en collaboration avec les communautés locales, a-t-il précisé.Malgré ces résultats, le DGA de TFM a mis en lumière plusieurs contraintes structurelles freinant le développement du secteur. En première ligne figure l’insuffisance de l’offre énergétique.
Selon lui, les ambitions du secteur minier restent conditionnées par la disponibilité d’une énergie suffisante et stable.« Le principal goulot d’étranglement demeure l’énergie », a-t-il déclaré, lançant un appel au ministre national de l’Énergie pour la mise en place de solutions durables en faveur du secteur minier.
John Woto a également dénoncé la multiplicité des contrôles administratifs sur les sites miniers. Il a plaidé pour une meilleure coordination des services de contrôle afin de garantir l’efficacité et la stabilité du climat des affaires.
Avec près de 20 000 emplois directs et indirects, Tenke Fungurume Mining demeure l’un des piliers de l’industrie extractive congolaise. À travers son intervention au Mining Indaba, l’entreprise a réaffirmé son ambition de rester un acteur de référence, tout en appelant à un environnement énergétique, fiscal et sécuritaire plus stable pour soutenir la croissance du secteur.
Pierre Kabakila




