Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présidé ce lundi à Kinshasa une réunion stratégique avec les délégués de la future commission interministérielle chargée du projet MIFOR (Mines de Fer de la Grande Orientale), un programme industriel d’envergure nationale.
Selon les autorités, la République démocratique du Congo disposerait de réserves de minerai de fer estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes, positionnant le pays parmi les plus grands potentiels mondiaux dans ce secteur stratégique.
Le projet MIFOR prévoit une montée en puissance progressive de la production, avec un objectif initial de 50 millions de tonnes par an, extensible jusqu’à 300 millions de tonnes à terme.
Il intègre également un important volet infrastructurel, notamment la mise en place d’une dorsale ferroviaire destinée à relier Bunia au port de Banana, afin de faciliter l’exportation des minerais et renforcer l’intégration logistique du territoire.
Les autorités misent par ailleurs sur un modèle de partenariats public-privé pour financer ces infrastructures et développer une véritable filière sidérurgique nationale. Celle-ci inclurait notamment la production d’acier vert, en s’appuyant sur les ressources énergétiques du lac Kivu, dans une logique de transformation industrielle locale.
Ce projet s’inscrit dans la vision économique du président Félix Tshisekedi, sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, qui ambitionnent de faire du secteur minier un levier majeur de croissance, de diversification économique et de développement des infrastructures nationales.
Pierre Kabakila




