En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a procédé à une série de nominations stratégiques à la tête des principales entreprises minières publiques. Les ordonnances ont été lues, ce lundi 23 février 2026, par la porte-parole de la présidence, Tina Salama, sur les antennes de la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).
Cette vague de désignations marque un tournant dans la gouvernance du secteur extractif, pilier de l’économie nationale, dans un contexte de recomposition géoéconomique mondiale autour des minerais critiques.
Une nouvelle équipe pour la Gécamines
À la tête de la Gécamines, fleuron historique du cuivre et du cobalt congolais, une nouvelle équipe dirigeante est désormais en place :
Président du Conseil d’Administration : Deogratias Ngele Masudi
Directeur Général : Baraka Kabemba
Directeur Général Adjoint (Finances et participations) : Jacques Masangu
Directeur Général Adjoint (Opérations minières et patrimoine géologique) : Ludovic Monga
Ces nominations interviennent alors que l’entreprise publique est appelée à renforcer sa production, améliorer sa rentabilité et consolider sa présence dans les partenariats stratégiques.
Sokimo et Sakima : cap sur l’or de l’Est
Du côté de la Société Minière de Kilo-Moto (Sokimo), active dans l’exploitation aurifère en Ituri :
Président du Conseil d’Administration : François Kakese
Directeur Général : Yannick Mulundu Nzonde
Directeur Général Adjoint : Placide Nkala
À la Société Aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima SA), opérant dans les provinces du Kivu et du Maniema :
Président du Conseil d’Administration : Makolo Kamwema
Directeur Général : Guy Robert Lukama
Directeur Général Adjoint : Théodore Ngwama
Dans ces deux entreprises stratégiques pour l’or congolais, l’accent est attendu sur la formalisation, la traçabilité et l’augmentation des recettes publiques, dans un contexte marqué par la lutte contre la fraude et l’exploitation illégale.
Un signal fort pour la gouvernance minière
Ces réaménagements interviennent alors que le secteur minier représente plus de 70 % des exportations de la RDC et demeure un levier central de financement du budget national.
À l’heure où la transition énergétique mondiale accroît la demande en cuivre et en cobalt, et où l’or reste une valeur refuge stratégique, Kinshasa cherche à renforcer la gouvernance, à consolider les partenariats internationaux et à améliorer la captation des revenus au profit de l’État et des communautés locales.
Ces nominations s’inscrivent dans la vision présidentielle d’un secteur minier modernisé, compétitif et souverain. Reste désormais à transformer l’élan institutionnel en résultats concrets sur le terrain, dans un environnement marqué par des défis sécuritaires, financiers et structurels.
Daniel Bawuna




