Le complexe minier Kamoa-Kakula, opéré par Ivanhoe Mines en partenariat avec Zijin Mining, confirme son statut de référence mondiale dans l’industrie du cuivre. Une étude technique indépendante actualisée, publiée le 31 mars 2026, fait état de ressources minérales indiquées estimées à 1,27 milliard de tonnes, avec une teneur moyenne de 2,65 %, soit environ 34 millions de tonnes de cuivre contenu.
Ces performances reposent sur des réserves prouvées et probables de 466 millions de tonnes, offrant une visibilité sur plusieurs décennies d’exploitation. Une solidité géologique qui conforte la place du projet parmi les plus importants gisements cuprifères au monde.
Sur le plan opérationnel, la trajectoire de production reste ambitieuse, avec un objectif de plus de 500 000 tonnes de cuivre par an à l’horizon 2028. Cette montée en puissance s’appuie sur le déploiement progressif des phases 1, 2 et 3, avec une capacité de traitement appelée à se stabiliser à 17 millions de tonnes par an pendant près de 25 ans.
À court terme, les prévisions ont toutefois été ajustées. La production pour 2026 est désormais estimée entre 290 000 et 330 000 tonnes, tandis que celle de 2027 devrait se situer entre 380 000 et 420 000 tonnes. Ces révisions s’expliquent par un recentrage sur le développement des infrastructures minières et la prise en compte de contraintes géotechniques.
Sur le volet des coûts, Ivanhoe Mines anticipe un coût de production (C1 cash cost) compris entre 2,60 et 3,00 dollars par livre en 2026, avant une amélioration progressive vers environ 2 dollars à partir de 2028. Cette optimisation est notamment portée par la montée en puissance de la fonderie intégrée au site.
Avec une capacité de 500 000 tonnes par an, cette installation constitue un levier stratégique majeur. Elle permet de réduire significativement les coûts logistiques tout en générant des revenus additionnels, notamment grâce à la production d’acide sulfurique, un intrant essentiel pour l’industrie minière nationale.
Dans un contexte mondial marqué par la pression sur les chaînes d’approvisionnement, Kamoa-Kakula se distingue par la qualité de son cuivre, affichant une pureté de 99,7 %. Le complexe joue ainsi un rôle clé dans la transition énergétique et l’électrification des économies.
Avec plus de 1,6 million de tonnes de cuivre déjà produites et près de 7 milliards de dollars d’EBITDA générés, le projet s’impose comme un actif stratégique pour la République démocratique du Congo, renforçant l’attractivité du pays sur l’échiquier minier mondial.
Daniel Bawuna




