Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a lancé une nouvelle dynamique de gouvernance en instaurant un mécanisme de redevabilité trimestrielle au sein des structures placées sous sa tutelle. Cette décision a été annoncée à l’issue d’une réunion stratégique tenue avec l’ensemble des chefs de corps du secteur, marquant ainsi le début d’un suivi régulier et structuré des performances.
D’après une dépêche officielle du ministère, chaque responsable est désormais tenu de présenter un bilan détaillé de ses activités, d’exposer les difficultés rencontrées et de décliner les perspectives d’actions. Ce rendez-vous périodique vise à renforcer le pilotage du secteur minier en instaurant une culture de résultats et de transparence.
Les principales structures, notamment le Cadastre Minier (CAMI), le Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales et à Petite Échelle (SAEMAPE), le Fonds Minier pour les Générations Futures (FOMIN) ainsi que le Service Géologique National du Congo (SGN-C), sont directement concernées par ce dispositif, appelé à instaurer une évaluation régulière de leurs performances.
Cette initiative est saluée par plusieurs acteurs du secteur, dont le directeur général du Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales et à Petite Échelle, Jean-Paul Kapongo, qui y voit une première dans l’histoire récente du ministère. Il estime que ce cadre d’échanges permettra de renforcer la cohésion entre les différentes structures et d’améliorer la coordination dans la mise en œuvre des politiques publiques.
Dans son intervention, Louis Watum Kabamba a rappelé les axes prioritaires de son mandat, en phase avec la vision du Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo et sous la coordination de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la bonne gouvernance et la transparence, de lutter contre la fraude minière, d’encadrer efficacement l’exploitation artisanale et de veiller à ce que les retombées économiques profitent aux communautés locales.
Le ministre a également mis en avant l’importance de promouvoir l’exploration géologique par les experts congolais et d’attirer de nouveaux investissements afin de dynamiser le secteur. Il a appelé chaque structure à s’inscrire pleinement dans cette logique de performance et de responsabilité.
À travers cette réforme, le gouvernement de la République démocratique du Congo entend transformer les priorités stratégiques en actions concrètes, dans un contexte où le secteur minier demeure un levier essentiel de développement économique. Cette redevabilité trimestrielle apparaît ainsi comme un outil clé pour renforcer l’efficacité de l’action publique et maximiser les bénéfices tirés des ressources naturelles du pays.
Daniel Bawuna




