La plateforme de la société civile CASMIA-G Asbl, active dans le secteur minier au Lualaba, a interpellé le Fonds National des Réparations des victimes de violences sexuelles liées aux conflits et des crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité (FONAREV) sur la gestion de la quote-part de 11 % de la redevance minière qui lui est légalement attribuée depuis la loi du 26 décembre 2022.
Dans un communiqué transmis à Mines.cd ce jeudi 28 août 2025, l’organisation appelle le FONAREV à publier les montants effectivement perçus et à justifier leur utilisation, en invoquant le droit du public à l’information garanti par l’article 24 de la Constitution et les obligations légales de transparence fiscale.
Des inquiétudes sur la gestion des fonds
CASMIA-G alerte sur les risques de mauvaise gestion de ces ressources, qui devraient pourtant contribuer à des actions sociales et sécuritaires dans les zones minières. L’organisation craint que les résultats attendus deviennent illusoires, comme cela a été observé dans certaines Entités Territoriales Décentralisées (ETD), bénéficiaires d’autres fonds (14 %) mais dont les réalisations restent « questionnables ».
Des mesures de suivi réclamées
La plateforme recommande la mise en place de représentations provinciales du FONAREV dans les zones minières afin de mieux documenter l’utilisation réelle des fonds et leur impact sur les communautés locales.
Elle appelle en outre l’Inspection Générale des Finances (IGF) et la Cour des Comptes à auditer les fonds du FONAREV depuis sa création, et invite le ministère des Mines à renforcer les mécanismes de suivi pour éviter toute opacité.
CASMIA-G exhorte enfin les ONG, médias et communautés locales à se mobiliser pour exiger une transparence totale sur les revenus perçus par le FONAREV, en particulier sur la quote-part de 11 % prélevée auprès des entreprises minières.
Daniel Bawuna