La dynamique haussière du cuivre s’est nettement renforcée en fin de semaine, propulsant les cours au-delà du seuil symbolique de 13 000 dollars la tonne. Vendredi 23 janvier 2026, sur le London Metal Exchange (LME), le métal rouge a progressé de plus de 3 %, atteignant un pic à 13 173,50 dollars, à proximité de son record historique récent.
Malgré une légère correction en fin de séance, la tendance de fond demeure solidement orientée à la hausse. Contrairement aux flambées observées par le passé, les tensions entre contrats à court et long terme restent contenues, en raison de l’arrivée de nouvelles cargaisons dans les entrepôts américains et asiatiques. Cette détente ponctuelle n’altère toutefois pas un climat global très favorable aux métaux industriels.
Un début d’année 2026 sous le signe des records
L’année 2026 s’ouvre sur une succession de records pour les métaux, avec l’or et l’argent en tête, portés par les incertitudes géopolitiques et la recherche de valeurs refuges. Dans leur sillage, le cuivre affiche déjà une progression de plus de 6 % depuis le début de l’année.
Intervenant lors d’un forum énergétique à l’université USC Marshall, l’investisseur minier Robert Friedland a mis en garde contre un déséquilibre structurel croissant : la demande mondiale approche les 30 millions de tonnes par an, tandis que le recyclage demeure marginal. Selon lui, la production peine désormais à suivre le rythme.
Les États-Unis en première ligne
Aux États-Unis, le cuivre est désormais classé parmi les minéraux critiques, et Washington prépare des mesures visant à réduire sa dépendance aux importations. En 2025, de simples rumeurs de droits de douane avaient suffi à propulser les prix domestiques vers des sommets. Une nouvelle révision de la politique sectorielle est attendue en 2026, alimentant d’ores et déjà la spéculation sur les marchés.
Pour la République démocratique du Congo, premier producteur africain de cuivre, cette conjoncture met en lumière l’urgence d’optimiser la gestion et la valorisation de ses ressources cuprifères face à une volatilité mondiale appelée à s’intensifier.
Pierre Kabakila




