Alors qu’ils subissent la pression des opérations conjointes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Uganda People’s Defence Force (UPDF) dans le territoire de Mambasa (Ituri), des éléments des Forces démocratiques alliées (ADF) tentent de se redéployer dans la province du Nord-Kivu.
Une présence signalée ce jeudi 16 avril 2026 suscite une vive inquiétude dans le territoire de Beni.
Une présence à haut risque près d’un axe stratégique
Selon Bravo Vukulu, notable local et ancien président de la société civile d’Eringeti, un groupe de rebelles ADF a été repéré dans un carré minier situé à Kamanyola, dans le groupement Bambuba-Kisiki.
Particularité préoccupante : ce site se trouve à seulement 800 mètres de la Route nationale n°4 (RN4), axe vital pour la circulation des personnes et des biens dans cette partie du pays.
Des tentatives d’enlèvement évitées de justesse
D’après les témoignages recueillis sur place, l’incursion des assaillants a failli tourner au drame.
« Ces rebelles ont tenté de capturer certains civils qui se trouvaient en profondeur, mais ils ont pu être sauvés », a rapporté Bravo Vukulu.
Des incursions répétées dans la zone
La situation sécuritaire reste particulièrement tendue dans les localités environnantes. Mercredi soir, une autre attaque a été signalée dans le village de Kamungu, situé à environ 15 kilomètres d’Eringeti, sur l’axe Kainama.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs civils portés disparus, accentuant l’angoisse des familles et la psychose au sein des populations.
Appel à une riposte rapide
Face à ce regain d’activité des ADF, les forces vives locales appellent à une réaction militaire immédiate.
Bravo Vukulu interpelle notamment la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), dont une base est installée à Mayi Safi, pour lancer une offensive ciblée.
L’objectif est d’empêcher ces groupes armés de se reconstituer, de sécuriser la RN4 et de protéger les populations civiles contre de nouvelles exactions.
Azarias Mokonzi




