Le climat social demeure tendu au sein de Kamoa Copper SA. Quelques jours après les manifestations organisées par des employés à la suite du décès d’un travailleur sur le site minier, l’organisation de la société civile CASMIA-G Asbl affirme avoir été alertée sur de possibles mesures disciplinaires visant plusieurs salariés ayant pris part au mouvement.
Dans une déclaration publiée mercredi 15 juillet 2026, l’organisation indique que certains employés seraient exposés à des sanctions pouvant aller jusqu’au licenciement en raison de leur participation présumée aux manifestations. Selon CASMIA-G, ces démarches interviendraient alors que des initiatives de médiation ont été engagées pour apaiser les tensions.
Des allégations de surveillance et de restrictions
CASMIA-G affirme également avoir reçu des informations selon lesquelles l’entreprise aurait utilisé des drones pour identifier les manifestants. L’organisation évoque aussi la désactivation des badges d’accès de plusieurs employés, une mesure qui les aurait empêchés de reprendre leur travail.
Toujours selon l’ONG, l’intervention des représentants syndicaux aurait permis d’ouvrir un dialogue avec la direction. Toutefois, une vingtaine de travailleurs, présentés comme les principaux organisateurs du mouvement, resteraient exposés à d’éventuelles procédures disciplinaires.
À ce stade, ces allégations n’ont pas été confirmées publiquement par Kamoa Copper, qui ne s’est pas encore exprimée sur ces accusations.
Un appel au dialogue social
Face à cette situation, CASMIA-G appelle la direction de l’entreprise et les représentants des travailleurs à privilégier le dialogue afin d’éviter une détérioration du climat social.
L’organisation rappelle que la liberté de manifestation est garantie par la Constitution de la République démocratique du Congo et estime que les travailleurs ne devraient pas subir de représailles pour avoir exercé ce droit, dans le respect des dispositions légales en vigueur.
CASMIA-G invite également les autorités compétentes à suivre de près l’évolution de ce dossier et à veiller au respect de la législation du travail, estimant qu’un climat social apaisé constitue un facteur essentiel pour la stabilité des opérations et la performance du secteur minier.
Pierre Kabakila




