Vingt civils enlevés par les rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) ont été libérés le week-end dernier lors d’une opération menée dans le carré minier de Bambu, situé dans le groupement Bakaheku, en chefferie de Babila Babombi, dans le territoire de Mambasa, en province de l’Ituri.
Ces personnes avaient été capturées lors des attaques meurtrières perpétrées le 29 juin contre les localités minières d’Itembo, Tepe et Pangoyi, où les ADF avaient mené plusieurs incursions contre les populations civiles.
Des femmes, des enfants et des membres de la communauté pygmée parmi les rescapés
Selon Rams Malikidogo, coordonnateur de l’Association de protection des droits de l’enfant et des femmes (APDEF) à Mambasa, les personnes libérées appartiennent à des catégories particulièrement vulnérables.
« Ces personnes ont été libérées dans ce carré minier contrôlé depuis longtemps par ces terroristes. Les ex-otages ont témoigné du calvaire vécu durant leur captivité », a-t-il déclaré.
Le groupe est composé de cinq femmes, de plusieurs enfants mineurs ainsi que de membres de la communauté pygmée, selon les informations communiquées par l’APDEF.
Une pression militaire accrue contre les ADF
L’organisation de défense des droits humains attribue cette libération à l’intensification des opérations militaires conduites par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avec l’appui des combattants volontaires communément appelés Wazalendo.
Selon la même source, cette offensive a permis de reprendre le contrôle de l’axe Tepe, une zone stratégique où les ADF tentaient d’établir une nouvelle base arrière afin de poursuivre leurs attaques contre les populations et de développer l’exploitation illicite de l’or.
La reprise de cette zone constitue un revers pour le groupe armé, qui cherchait à consolider son implantation dans plusieurs carrés miniers du territoire de Mambasa.
Des sites miniers au cœur des enjeux sécuritaires
Depuis plusieurs semaines, les organisations de la société civile alertent sur la multiplication des incursions des ADF dans les zones d’exploitation artisanale de l’Ituri. Ces sites, riches en ressources aurifères, sont devenus des objectifs stratégiques pour les rebelles, qui chercheraient à financer leurs activités à travers le contrôle et le pillage des ressources minières.
La poursuite des opérations militaires dans cette partie de la province est considérée par les acteurs locaux comme essentielle pour sécuriser durablement les populations civiles et empêcher les groupes armés de tirer profit des richesses minières de la région.
Azarias Mokonzi




