Le gouvernement du Burundi a signé, le 10 mars 2026, un mémorandum d’entente avec la société américaine KoBold Metals visant à numériser les informations géoscientifiques liées au territoire burundais.
L’accord a été conclu entre le ministère burundais des Ressources minières, de l’Énergie, de l’Industrie, du Commerce et du Tourisme et l’entreprise technologique spécialisée dans l’exploration minière.
Ce partenariat a pour objectif de préserver, moderniser et rendre plus accessibles les archives géoscientifiques du pays, notamment les rapports techniques, cartes géologiques, photographies, données de forage et autres documents liés au potentiel minier national.
Inventaire et numérisation des archives
Selon les termes du mémorandum, le projet prévoit un inventaire complet des archives géoscientifiques existantes, ainsi que la numérisation des documents papier, cartes et rapports.
Les activités incluront également le catalogage des métadonnées associées aux carottes de forage, afin d’améliorer l’organisation et l’exploitation des données disponibles.
Une partie importante des informations concernées provient des archives conservées au Burundi ainsi que de celles du Musée royal de l’Afrique centrale, situé à Tervuren en Belgique, qui détient d’importantes collections historiques liées à la géologie et à l’exploration minière de la région.
Les données numérisées jugées non confidentielles devront ensuite être publiées sur des plateformes accessibles au public.
Un financement assuré par KoBold Metals
Dans le cadre de cet accord, KoBold Metals s’engage à financer et à exécuter les opérations de numérisation, en appliquant les standards internationaux en matière d’archivage numérique et de gestion des données.
L’entreprise devra également fournir au gouvernement burundais des copies complètes de tous les documents numérisés ainsi que des métadonnées associées.
Le protocole prévoit en outre la participation du personnel technique burundais aux différentes étapes du projet, ainsi que l’organisation de formations destinées à renforcer les capacités locales.
Les données restent propriété de l’État
Le mémorandum précise que toutes les données produites dans le cadre de ce projet resteront la propriété publique de la République du Burundi.
Le partenaire privé ne pourra revendiquer aucun droit de propriété sur ces informations, ni percevoir de compensation financière pour les activités réalisées dans le cadre de cet accord.
Un partenariat prévu pour trois ans
Le mémorandum d’entente entre en vigueur dès sa signature pour une durée initiale de trois ans, renouvelable d’un commun accord entre les deux parties.
Dans ce cadre, une mission conjointe est prévue au Musée royal de l’Afrique centrale au plus tard en mai 2026, afin de préparer la numérisation des archives conservées dans cette institution.
La publication des premières données géoscientifiques en ligne est envisagée avant le 1er juillet 2026, marquant une étape importante dans la modernisation de la gestion des ressources minières du Burundi.
Pierre Kabakila




