La ville de Kasaji, située dans la province du Lualaba, est privée d’électricité depuis près de trois ans, en raison de pillages systématiques de câbles électriques en cuivre. Cette situation a de graves conséquences sur l’approvisionnement énergétique, l’économie locale et les services essentiels, alerte Leonard Zama, président national de l’Initiative pour la Protection des Droits de l’Homme et la Réinsertion Sociale (IPDHOR).
Des pillages orchestrés en plein jour
Selon l’IPDHOR, plus de 150 kg de câbles électriques en cuivre ont été volés et plusieurs pylônes électriques détruits. L’organisation accuse des officiers militaires et des acteurs politiques non identifiés, qui sèment la terreur parmi les habitants, réduits à l’impuissance face à ces exactions.
Depuis trois ans, aucune enquête sérieuse n’a été menée pour identifier les responsables et établir la vérité. L’IPDHOR déplore également le manque de consultation des communautés affectées, notamment celles des territoires de Mutshatsha et Dilolo, qui subissent les conséquences directes de ces pillages.
Un appel à l’action et des sanctions demandées
Face à cette crise, l’IPDHOR exige des autorités :
- L’ouverture immédiate d’une enquête approfondie pour identifier et poursuivre les auteurs de ces actes ;
- La restauration rapide du réseau électrique pour rétablir les activités économiques et sociales ;
- L’implication des organisations spécialisées dans le secteur énergétique pour pousser le gouvernement à réagir ;
- Des sanctions exemplaires à l’encontre des officiers militaires et civils impliqués.
Le blackout prolongé a plongé Kasaji dans une crise sans précédent, affectant les commerces, les services de santé et les activités économiques locales. Sans électricité, la ville se retrouve paralysée, mettant en péril le bien-être de sa population.
Daniel Bawuna