Le Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC a lancé ce jeudi 28 août 2025, à l’hôtel Lubumbashi, un atelier de deux jours consacré à la divulgation des contrats miniers, pétroliers et des concessions forestières. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du Projet ENCORE, financé par l’IDA/Banque mondiale à travers le ministère des Finances, et vise à renforcer la transparence et la gouvernance dans le secteur extractif congolais.
Un cadre d’échanges multi-acteurs
Pendant deux jours (28-29 août), les participants issus des ministères sectoriels, des entreprises publiques, du cadastre minier (CAMI), de la Cellule Technique de Coordination et de Planification (CTCPM), du Comité de Pilotage de la Reforme des Entreprises du Portefeuille de l’État (COPIREP), du Conseil supérieur du Portefeuille, ainsi que des organisations de la société civile, discutent sur les modalités pratiques de publication des contrats, conformément à la Norme ITIE et à la législation congolaise.
« L’objectif est clair : convenir du type de contrats à publier et mettre en place un mécanisme qui garantisse leur mise à jour régulière », a expliqué Franck Nzira, expert du Secrétariat Technique de l’ITIE-RDC, en ouverture des travaux.
Transparence et redevabilité au cœur du processus
L’atelier met en exergue l’exigence 2.4 de la Norme ITIE, qui impose depuis janvier 2021 aux pays de publier systématiquement tous les contrats et licences conclus, modifiés ou renouvelés dans les secteurs minier, pétrolier et forestier.
Les échanges permettront également d’identifier les défis qui freinent encore la divulgation complète des contrats et d’aboutir à un consensus sur les types de contrats prioritaires à publier.
Vers une meilleure gouvernance des ressources naturelles
Selon les organisateurs, la transparence contractuelle est un pilier essentiel pour renforcer la confiance entre l’État, les investisseurs et les communautés locales. Elle contribue aussi à améliorer le climat des affaires et à garantir que les ressources naturelles de la RDC profitent réellement à sa population.
Les conclusions attendues de cet atelier devraient permettre d’accélérer la mise en ligne des contrats extractifs et de renforcer la surveillance citoyenne dans la gestion des ressources naturelles du pays.
Junior Ngandu