À l’occasion de la Journée internationale de lutte contre la corruption, célébrée ce mercredi 9 décembre 2025, le Réseau Groupe d’Appui à la Traçabilité et à la Transparence dans la Gestion des Ressources Naturelles (GATT-RN) a tiré la sonnette d’alarme sur la persistance des détournements et l’exploitation illégale des minerais en République démocratique du Congo.
L’organisation dénonce la disparition de millions de dollars au sein des institutions publiques et un déficit majeur de traçabilité dans la gestion des fonds de l’État.
« Cette crise est insoutenable dans un pays dont les richesses naturelles devraient financer le développement local », a déclaré un représentant du GATT-RN.
Des sites miniers stratégiques sous contrôle du M23
Le GATT-RN condamne également la poursuite de l’exploitation illégale des minerais dans l’Est du pays, en particulier par les rebelles du M23. Selon le réseau, plusieurs sites stratégiques — Rubaya, Lueshe, Musigha, Lumbishi, Twangiza, Luhihi, Numbi et Kaliba — restent sous leur contrôle.
L’organisation fait état de graves violations, notamment des atteintes aux droits humains, des crimes économiques et des enrôlements forcés au sein de ces zones minières.
Appel à des sanctions ciblées et à un contrôle renforcé
Face à ces dérives, le GATT-RN exige des sanctions ciblées contre tous les acteurs impliqués dans le commerce des minerais issus des zones contrôlées par le M23, qu’il qualifie de « minerais de sang ».
Le réseau plaide en outre pour : un renforcement des mécanismes de traçabilité ; des audits indépendants systématiques ; un appui accru aux initiatives diplomatiques et sécuritaires destinées à protéger les populations civiles.
Azarias Mokonzi




