Député national et président du Conseil d’administration du Cadastre minier (CAMI), Crispin Mbindule a dénoncé ce qu’il qualifie de contre-vérités contenues dans les déclarations de Corneille Nangaa, figure de proue de l’AFC-M23, concernant le retrait de ses carrés miniers par les autorités congolaises.
S’exprimant mercredi 21 janvier 2026 devant une foule réunie lors d’un « meeting de vérité », l’élu de Butembo a affirmé que cette décision n’avait aucun fondement politique. Selon lui, le retrait des concessions minières de Corneille Nangaa résulte exclusivement de manquements administratifs, notamment d’importantes dettes fiscales envers l’État congolais.
« On n’a pas retiré les carrés miniers à Corneille Nangaa pour des raisons politiques. C’est faux. Il faisait face à des contentieux administratifs liés à des taxes impayées. Il est passé de l’incivisme fiscal à l’incivisme armé », a-t-il déclaré.
Profitant de cette tribune, Crispin Mbindule a également rejeté les rumeurs faisant état d’un prétendu bradage des ressources minières congolaises au profit des États-Unis. Il a assuré que les discussions autour des minerais stratégiques s’inscrivent dans une logique d’intérêts réciproques.
« L’accord sur les minerais stratégiques entre la RDC et l’Amérique repose sur des intérêts gagnant-gagnant. Il n’est nullement question d’un quelconque bradage », a-t-il précisé.
Par ailleurs, le président du Conseil d’administration du CAMI a dénoncé une campagne de dénigrement qu’il attribue à Olivier Kamitatu, laquelle serait, selon lui, financée par Moïse Katumbi. Cette démarche viserait à dissuader les investisseurs américains d’intervenir dans le secteur minier congolais, en mettant en avant l’insécurité liée à la guerre.
« Nous sommes informés des démarches d’Olivier Kamitatu. Ces investisseurs viennent nous voir. Il multiplie les efforts pour décourager les partenaires de venir investir chez nous. N’est-ce pas là la preuve d’un manque criant de patriotisme ? », s’est-il interrogé.
À travers cette sortie publique, Crispin Mbindule a voulu dissiper les zones d’ombre entourant les accusations portées par Corneille Nangaa contre le Président de la République, ce dernier présentant le retrait de ses concessions minières comme la principale justification de son engagement armé.
Azarias Mokonzi




