Un atelier consacré à la gestion de la dotation minière de 0,3 % minimum du chiffre d’affaires des entreprises minières s’est ouvert ce vendredi 13 mars 2026 à Kinshasa, en République démocratique du Congo.
La cérémonie de lancement s’est tenue en présence de la ministre d’État en charge des Affaires sociales, Ève Bazaiba, et du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, tous deux coprésidents du Comité de supervision de ce mécanisme.
Prévu sur trois jours (13, 14 et 16 mars), cet atelier réunit les membres des organismes spécialisés chargés de la gestion de la dotation de 0,3 %, ainsi que des experts du Comité de supervision.
Faire l’état des lieux des organismes spécialisés
L’objectif de ces assises est de dresser un état des lieux complet du fonctionnement et des réalisations des organismes spécialisés, appelés à gérer cette dotation destinée au financement des projets de développement communautaire dans les zones minières.
Les travaux portent notamment sur plusieurs aspects clés : la gestion financière ; la passation des marchés publics ; la gestion du patrimoine des DOT ; l’exécution des projets approuvés ; les missions de contrôle ; les recommandations et les contraintes rencontrées.
Chaque organisme spécialisé présentera ainsi un rapport détaillé sur ses activités, notamment sur l’état d’avancement des 485 projets validés par le Comité de supervision.
Plus de 200 projets déjà achevés
Selon les données du tableau des réalisations établi en octobre 2025 :
222 projets sont achevés à 100 %,
169 sont en cours d’exécution,
41 se trouvent au stade de la passation des marchés,
53 n’ont pas encore été lancés.
Les organismes spécialisés sont actuellement installés dans cinq provinces minières :
Haut-Katanga : 23 DOT
Lualaba : 19 DOT
Haut-Uélé : 1 DOT
Kasaï-Oriental : 1 DOT
Nord-Kivu : 1 DOT
Au total, 43 organismes sont actuellement opérationnels, avec des résultats jugés particulièrement encourageants dans les provinces du Haut-Katanga, du Lualaba et du Haut-Uélé.
Renforcer la gouvernance sociale du secteur minier
Cet atelier fait suite à une recommandation formulée lors de la réunion du Comité de supervision tenue le 12 novembre 2025.
Depuis leur prise de fonctions en août 2025, Ève Bazaiba et Louis Watum Kabamba ont entrepris de renforcer la gouvernance de ce mécanisme de redistribution des revenus miniers.
Prévue par le Code minier congolais, la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières se distingue du cahier des charges minier par son objectif direct : financer des projets sociaux au profit des communautés locales affectées par l’exploitation minière, notamment dans les domaines des infrastructures, de l’éducation et de la santé.
Un mécanisme au cœur de la politique sociale minière
La deuxième phase d’inauguration de ces projets, organisée entre septembre et octobre 2025 par les deux ministres, avait permis de mettre en lumière plusieurs réalisations destinées aux populations locales.
Pour les autorités, ce mécanisme constitue un instrument essentiel de redistribution des richesses minières et s’inscrit dans la vision de développement durable portée par le président Félix Tshisekedi.
Au-delà du bilan des réalisations, cet atelier vise également à améliorer la gouvernance et l’efficacité de la dotation minière, afin de renforcer la confiance des investisseurs tout en maximisant l’impact social du secteur minier, pilier de l’économie de la République démocratique du Congo.
Dan Bawuna




