Le Cadastre Minier (CAMI) de la République démocratique du Congo a pris part à la 5ᵉ édition du Future Minerals Forum (FMF), tenue du 13 au 15 janvier 2026, sous la conduite du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba. Cette participation a permis à la délégation congolaise de réaffirmer son engagement en faveur d’une gouvernance minière transparente et résolument tournée vers la digitalisation.
Une participation de haut niveau
Conduite par Louis Watum Kabamba, la délégation congolaise comprenait notamment le Directeur général du CAMI, Popol Mabolia Yenga, le conseiller principal du Président de la République, Professeur Jean-Marie Kanda, ainsi que plusieurs responsables des structures sous tutelle du ministère des Mines.
Cette présence de haut rang traduit l’importance stratégique accordée par Kinshasa au secteur minier, pilier central de l’économie nationale.
Placée sous le thème « Minerals for a new age of development » (Des minéraux pour une nouvelle ère de développement), l’édition 2026 du FMF, organisée à Riyad, a mis en lumière l’ambition de l’Arabie saoudite de se positionner comme un hub mondial du secteur minier.
Le forum a également servi de vitrine à plusieurs initiatives majeures en matière de financement et d’infrastructures, attirant investisseurs et décideurs autour des enjeux liés à une exploitation durable des ressources stratégiques.
Le CAMI au cœur des enjeux de transparence et de digitalisation
À travers sa participation active, le CAMI a réaffirmé son rôle central dans la modernisation du cadastre minier en RDC. L’institution poursuit ses efforts pour renforcer la transparence et améliorer la gouvernance du secteur, notamment par la digitalisation des procédures administratives.
Ces réformes visent à rassurer les investisseurs étrangers et à réduire les zones d’opacité qui freinent encore le développement optimal du secteur minier congolais.
Dans un contexte où la RDC détient près de 70 % des réserves mondiales de cobalt, ainsi que d’importants gisements de cuivre, de coltan et de diamants, cette dynamique s’inscrit pleinement dans la vision nationale de diversification et de valorisation durable de l’économie.
Le forum a également constitué une opportunité stratégique pour nouer ou renforcer des partenariats, en particulier avec l’Arabie saoudite, dont la stratégie Vision 2030 accorde une place de choix aux ressources minières.
Perspectives pour la RDC
Dans le cadre de sa politique de gestion du secteur minier, la RDC mise de plus en plus sur l’innovation comme levier de performance et de transparence. La mission congolaise a ainsi permis des échanges jugés constructifs autour des meilleures pratiques internationales.
À cette occasion, Popol Mabolia Yenga a mis en avant les avancées du CAMI dans le développement de plateformes numériques, considérées comme des outils essentiels pour la traçabilité des titres miniers et la prévention des conflits fonciers.
Ces initiatives interviennent dans un contexte marqué par des défis sécuritaires et réglementaires persistants. Le retour de la délégation congolaise ouvre néanmoins la voie à un nouvel élan, susceptible de renforcer l’efficacité de la gestion minière et de transformer les richesses naturelles du pays en un développement plus inclusif.
Daniel Bawuna




