La société minière canadienne Ivanhoe Mines a annoncé des résultats de production conformes à ses prévisions pour l’année 2025 au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, situé en République démocratique du Congo dans la province du Lualaba.
Sur l’ensemble de l’exercice, la production totale de cuivre en concentré s’est établie à 388 838 tonnes, respectant la fourchette de guidance communiquée par l’entreprise. Une performance soutenue par les trois phases de concentration du site, qui ont traité plus de 14 millions de tonnes de minerai au cours de l’année.
Le taux moyen de récupération du cuivre, évalué à 85,6 %, témoigne d’une bonne maîtrise opérationnelle, malgré un contexte technique exigeant lié à l’exploitation souterraine.
La Phase 3 au cœur de la performance
La Phase 3 du concentrateur s’est particulièrement distinguée en 2025, avec une production record de 144 493 tonnes de cuivre, soit environ 30 % au-delà de sa capacité nominale annuelle. Ce résultat confirme le rôle stratégique de cette installation dans la montée en puissance globale du complexe.
Avant la mise en service complète de la fonderie, le concentrateur de scories a également contribué à la production, permettant la récupération de volumes additionnels de cuivre à partir des résidus de traitement. Cette solution transitoire a permis d’optimiser les performances du site en fin d’année.
Des défis techniques maîtrisés
Ivanhoe Mines souligne que ces résultats ont été atteints malgré les défis liés à l’exploitation souterraine de la mine de Kakula, notamment les opérations de drainage nécessaires à la reprise progressive de certaines zones minières.
Avec ces performances, Kamoa-Kakula confirme son rang parmi les plus grands complexes cuprifères au monde, renforçant le rôle central de la RDC sur le marché international du cuivre, dans un contexte de forte demande liée à la transition énergétique mondiale.
Pierre Kabakila




