La récente hausse des prix du cobalt sur les marchés internationaux profite largement au groupe chinois CMOC, premier producteur mondial de ce métal stratégique, dont l’essentiel de la production provient de la République démocratique du Congo.
Avec près de 120 000 tonnes produites en 2025, CMOC exploite deux vastes gisements en RDC, un pays qui assure à lui seul plus de 75 % de la production mondiale de cobalt. Ce minerai, principalement extrait comme sous-produit des riches mines de cuivre congolaises, bénéficie de coûts de production parmi les plus compétitifs au monde.
Le marché a été fortement influencé ces derniers mois par la décision de Kinshasa de limiter les exportations de cobalt à travers un système de quotas. Cette mesure, destinée à soutenir les prix, a contribué à faire remonter le cours du métal à 55 000 à 60 000 dollars la tonne, contre des niveaux avoisinant 25 000 dollars auparavant.
Cette remontée des prix a renforcé l’intérêt des investisseurs pour CMOC, dont les actions cotées aux Bourses de Shanghai et de Hong Kong ont fortement progressé au cours des deux dernières années. Le groupe a également bénéficié d’une forte croissance de sa production et de ses revenus, tout en maintenant une situation financière solide.
Essentiel à la fabrication des batteries rechargeables destinées aux véhicules électriques, le cobalt est également utilisé dans les secteurs de l’aéronautique, de l’énergie et de la défense. Malgré les ambitions de pays tels que l’Australie, l’Indonésie et le Canada d’accroître leur production, la RDC conserve un avantage compétitif majeur grâce à l’abondance et à la qualité de ses réserves.
Pierre Kabakila




