La quiétude du groupement Kpebhukobho, dans la chefferie Mari-Minza, en territoire de Watsa (province du Haut-Uele), a été brusquement perturbée le week-end dernier. Dans la nuit du samedi 18 au dimanche 19 avril 2026, des individus non identifiés ont pris pour cible le site minier de Camp Djigba, semant l’inquiétude parmi les travailleurs et les populations riveraines.
Une intrusion nocturne aux contours flous
Profitant de l’obscurité, les assaillants se sont introduits dans l’enceinte du camp dans des circonstances encore non élucidées.
Selon les premières informations recueillies, le mode opératoire laisse présumer une action préméditée. Toutefois, ni les conditions exactes de l’intrusion ni l’inventaire des biens emportés n’ont, à ce stade, été officiellement établis.
Réaction rapide des autorités
Alertées, les autorités compétentes ont réagi sans délai. Des éléments des forces de sécurité se sont rendus sur place dès les premières heures de la matinée du dimanche afin de procéder aux constats d’usage.
D’après des sources concordantes, une enquête a été ouverte pour identifier les auteurs de ce cambriolage et évaluer l’ampleur des pertes matérielles.
Un climat sécuritaire préoccupant
À ce jour, aucun bilan humain ou financier précis n’a été communiqué. Mais au-delà de cet incident, c’est toute la question de la sécurité dans les zones minières du Haut-Uele qui refait surface.
Dans la région, cet acte est loin d’être perçu comme isolé. Il s’inscrit dans une série de préoccupations liées à la vulnérabilité des sites d’exploitation.
« L’activité économique intense de nos mines attire malheureusement le banditisme », confie un habitant de la chefferie Mari-Minza.
Appel à un renforcement durable de la sécurité
Face à cette situation, les communautés locales plaident pour un renforcement structurel des dispositifs sécuritaires, afin de protéger à la fois les installations minières et les populations environnantes.
De leur côté, les autorités territoriales de Watsa tentent de rassurer. Elles appellent au calme et à la vigilance, tout en réaffirmant leur détermination à retrouver les auteurs de cet acte.
Elles invitent également toute personne disposant d’informations utiles à collaborer avec les services d’enquête, dans l’objectif de rétablir un climat de sécurité durable dans cette zone stratégique.
Azarias Mokonzi




