La plateforme DYCOD-RDC, en partenariat avec le Comité de Crise pour la Paix et la Sécurité en République démocratique du Congo, salue les premières initiatives du ministre des Mines Louis Watum Kabamba.
Dans un communiqué transmis à Mines.cd, ces organisations affirment voir émerger une nouvelle dynamique dans un secteur longtemps fragilisé par des dysfonctionnements structurels, notamment en matière de gouvernance, de traçabilité et d’exploitation artisanale.
Une méthode de terrain saluée
Depuis sa prise de fonctions, Louis Watum Kabamba a multiplié les signaux d’action : tournée au sein des services sous tutelle ; missions dans plusieurs provinces minières ; consultations avec les acteurs locaux ; ainsi que prise de contact avec les communautés concernées.
Cette approche est qualifiée de pragmatique et inclusive par les organisations signataires.
Cinq recommandations prioritaires
Pour transformer cet élan en réformes durables, DYCOD-RDC formule cinq priorités majeures :
- Intégrer les coopératives dans les ZEA
Assurer l’affectation effective des coopératives minières dans les Zones d’Exploitation Artisanale afin d’encadrer légalement l’activité artisanale. - Garantir les droits des communautés
Renforcer les consultations locales, les compensations équitables et les retombées socio-économiques. - Lutter contre les acteurs illégaux
Écarter les personnes non éligibles opérant dans l’exploitation artisanale. - Réformer le SAEMAPE
Transformer le SAEMAPE en établissement public autonome pour améliorer son efficacité. - Renforcer la traçabilité nationale
Déployer un système crédible conforme aux standards internationaux afin de rassurer les acheteurs mondiaux.
Selon Patient Bashombe Matabishi, cette dynamique doit désormais être consolidée par des réformes : inclusives ; transparentes ; durables ; orientées vers l’intérêt national.
Enjeu stratégique pour la RDC
Le secteur minier demeure le pilier de l’économie de la République démocratique du Congo, premier producteur mondial de cobalt et acteur majeur du cuivre africain. Mais il reste confronté à plusieurs défis : exploitation illégale ; fraude fiscale ; conflits communautaires ; faible transformation locale ; ainsi que pressions internationales sur la diligence raisonnable.
La société civile dit rester disponible pour un accompagnement constructif tout en maintenant sa vigilance citoyenne.
L’enjeu, selon elle, est clair : faire des ressources minières un levier de paix, de stabilité et de prospérité partagée. Reste désormais à savoir si les signaux envoyés par Louis Watum Kabamba se traduiront par des réformes tangibles sur le terrain.
Daniel Bawuna




