Les exportations de diamant de la République démocratique du Congo ont été revues à la baisse dans le rapport statistique final 2025 publié par la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM).
Selon ce document, les recettes d’exportation du diamant se sont finalement établies à 57,19 millions de dollars américains, contre 67,18 millions USD annoncés dans les données provisoires, soit une baisse d’environ 10 millions de dollars par rapport aux premières estimations.
La production nationale totale de diamant a également été légèrement réajustée. Elle est désormais évaluée à 8 127 875,47 carats, un volume légèrement inférieur aux chiffres provisoires publiés auparavant.
Une domination persistante de l’exploitation artisanale
Dans le détail, l’exploitation artisanale continue de dominer largement le secteur diamantifère congolais. Elle représente 6,91 millions de carats, soit 85,02 % de la production totale.
Le secteur industriel, pour sa part, a produit 1,21 million de carats, représentant 14,84 % de la production nationale, tandis que le segment semi-industriel a contribué à hauteur de 11 301,90 carats, soit 0,14 %.
Ces proportions demeurent globalement inchangées par rapport aux données provisoires, confirmant le poids prépondérant de l’exploitation artisanale dans la filière diamantifère congolaise.
Des chiffres qui reflètent les défis du secteur
Cette révision à la baisse des exportations intervient dans un contexte où le secteur du diamant en RDC continue de faire face à plusieurs défis, notamment la traçabilité, la formalisation de l’exploitation artisanale et la création d’une plus grande valeur ajoutée locale.
Malgré son potentiel historique, la filière diamantifère congolaise peine encore à retrouver le niveau de performance observé au cours des décennies précédentes.
Pierre Kabakila




