L’interdiction faite aux sociétés minières de commercialiser certains intrants stratégiques, notamment l’acide sulfurique, le charbon ou encore la chaux vive, vise à protéger la place des sous-traitants dans la chaîne de valeur minière en République démocratique du Congo. C’est ce qu’a affirmé Miguel Kashal, directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), lors d’un briefing spécial presse organisé ce lundi 27 avril 2026 à Kinshasa par le ministre de la communication et médias, Patrick Muyaya.
« La sous-traitance est une chaîne de valeur. La loi parle de sociétés sous-traitantes dans cette chaîne et non des sociétés principales. Pour ces réactifs, les sociétés principales n’ont pas qualité pour les vendre. Une société minière a pour objet la production, la découverture et la commercialisation des minerais. On ne peut pas lui accorder une licence pour exercer des activités secondaires, sinon il n’y a plus de place pour la sous-traitance », a déclaré Miguel Kashal.
Il a précisé que ces activités relèvent exclusivement d’entreprises spécialisées, appelant les sociétés minières à recourir aux structures habilitées.
« Nous avons demandé aux sociétés principales de travailler avec des maisons de distribution ayant qualité de sous-traitant », a-t-il conclu, soulignant la nécessité de structurer un écosystème favorable aux opérateurs locaux.
Ce briefing s’inscrit dans un contexte de renforcement de la régulation du secteur minier en République démocratique du Congo, où l’ARSP entend promouvoir une sous-traitance inclusive, structurée et davantage profitable aux entreprises congolaises.
Daniel Bawuna




