Metalkol, filiale du groupe Eurasian Resources Group (ERG), a officiellement repris le contrôle de sa concession après une occupation illégale par des exploitants clandestins et des éléments armés affiliés à la coopérative Hosana. Une opération de grande envergure, menée sous l’impulsion de l’Inspection générale des FARDC et de la Maison militaire du Président de la République, a permis la reconquête de ce site minier stratégique situé dans la province du Lualaba.

Conduite par le général de brigade Ismaël Ileba Panzu, la mission s’est rendue sur le site Saddam de Metalkol afin d’évaluer l’ampleur de l’occupation illégale et d’engager les premières mesures de sécurisation. Sur le terrain, les équipes ont procédé à un vaste travail de repérage et d’identification des engins utilisés par les occupants illégaux, parmi lesquels figuraient plusieurs ressortissants chinois.
Un important charroi automobile composé de 145 engins, notamment des camions-bennes, des excavatrices, des chargeuses ainsi que des véhicules légers, a été découvert et saisi sur la concession. Le Parquet général du Lualaba a procédé, ce lundi 25 mai 2026, à la saisie de l’ensemble du charroi identifié sur le site.

Le général de brigade Ismaël Ileba Panzu a souligné que cette opération visait avant tout à restaurer l’autorité de l’État, à protéger les investissements légalement établis et à mettre fin à l’exploitation illicite des ressources minières.
« Nous constituons une délégation de l’Inspection générale des Forces armées et de la Maison militaire du Président de la République. Nous sommes en mission ici dans le but de vérifier l’application des instructions du Commandant suprême interdisant la présence de militaires dans les sites miniers. Nous sommes arrivés ici il y a quatre ou cinq jours et avons effectivement trouvé des militaires sur ce site appartenant à Metalkol. Ces militaires ont été arrêtés et se trouvent actuellement à l’auditorat militaire », a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, il a précisé :
« Les engins que vous voyez ici appartenaient à des ressortissants chinois. Ils ont pris la fuite en abandonnant leur matériel. Aujourd’hui, le moment est venu pour la délégation de remettre officiellement le site et les équipements à la société Metalkol. Nous nous déchargeons ainsi de cette responsabilité et l’entreprise, en collaboration avec le commandement local, en assurera la sécurisation en attendant d’autres dispositions. »

Le directeur des opérations de Metalkol, Jean-Claude Lubembe, a salué l’intervention des autorités congolaises. Il a remercié le Chef de l’État, la Maison militaire, l’Inspection générale des FARDC ainsi que les autorités provinciales pour leur implication dans la récupération de ce site hautement stratégique pour l’économie régionale.
« Nous remercions Son Excellence Madame la Gouverneure, ainsi que les autorités provinciales, pour leur implication et les dispositions qu’elles ont prises, lesquelles ont permis de résoudre la situation d’incursion illégale que nous avons connue ici à Metalkol, en nous rétablissant dans nos droits. À travers ce que nous venons de vivre, la République démocratique du Congo vient d’envoyer un signal fort aux opérateurs économiques ainsi qu’aux investisseurs, car cela contribue concrètement à garantir un climat des affaires plus sain et plus sécurisé », a-t-il affirmé.

La mission conjointe FARDC–Maison militaire a également réaffirmé sa volonté d’accompagner d’autres entreprises confrontées à des occupations illégales de leurs concessions.
Occupé depuis plusieurs mois par la coopérative Hosana, le site dit « Village Saddam » illustre les défis sécuritaires auxquels demeure confronté le secteur minier congolais. Employant des milliers de Congolais, Metalkol figure parmi les principaux acteurs économiques du Lualaba et réalise d’importants investissements sociaux et communautaires au bénéfice des populations locales.

La restitution officielle de cette concession marque ainsi une étape importante dans les efforts des autorités visant à renforcer l’État de droit, à sécuriser les investissements et à préserver l’attractivité du secteur minier congolais.




