Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont entamé le retrait de leurs éléments déployés dans plusieurs sites d’exploitation minière du Lualaba, marquant le début de la mise en œuvre de la directive du Président Félix Tshisekedi ordonnant l’évacuation des militaires et policiers présents illégalement dans les zones minières.
La première phase de cette opération s’est déroulée samedi 18 juillet 2026 sur le site minier de Kisankala, situé dans le territoire de Lubudi. En mission à Kolwezi, le commandant de la 22ᵉ région militaire, le général de brigade Eddy Kapend, a supervisé le retrait des militaires affectés à ce site.
Recentrer les FARDC sur leurs missions régaliennes
À cette occasion, le général Eddy Kapend a expliqué que cette démarche vise à appliquer les instructions du chef de l’État Félix Tshisekedi et à recentrer les Forces armées sur leurs missions constitutionnelles.
Il a rappelé que les FARDC n’ont pas vocation à intervenir dans les différends liés à l’exploitation minière ni à assurer la protection d’intérêts privés.
L’officier supérieur a également dénoncé la pratique de certains opérateurs miniers consistant à solliciter l’intervention des militaires pour résoudre des conflits relevant des procédures administratives, judiciaires ou minières.
Selon lui, la gestion des sites d’exploitation doit relever exclusivement des autorités et services légalement compétents, tandis que l’armée doit se consacrer à la défense de l’intégrité territoriale et à la protection des populations.
Une opération appelée à s’étendre
Les autorités militaires indiquent que cette opération sera progressivement étendue à d’autres sites miniers de la province du Lualaba afin d’assurer l’application intégrale de la décision présidentielle.
Ce retrait s’inscrit dans la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance du secteur minier, de lutter contre les interventions irrégulières dans les zones d’exploitation et de garantir un climat plus favorable aux investissements.
Les opérateurs miniers sont, par ailleurs, invités à privilégier les mécanismes légaux de règlement des différends et à ne plus recourir aux forces armées pour la gestion des litiges liés aux activités minières.
Pierre Kabakila




