Le gouvernement congolais a décidé de suspendre, à titre conservatoire, certaines activités minières menées à proximité du parc national de la Maiko, dans l’est de la République démocratique du Congo, en raison de présumées violations de la législation minière et environnementale.
Dans un communiqué publié mardi 2 juin 2026, le ministère des Mines indique que les sociétés Stone Mining SARLU et Xin Hong Kuan Ye SARL, détentrices de permis de recherche minière, sont soupçonnées d’avoir mené des activités d’exploitation ne correspondant pas au cadre légal de leurs autorisations.
Selon les autorités, des échanges entre les services techniques des ministères des Mines et de l’Environnement ont permis de relever plusieurs irrégularités. Parmi celles-ci figurent l’exploitation minière présumée sous couvert de permis de recherche, des atteintes potentielles à la législation relative à la conservation de la nature ainsi que la présence d’individus armés non identifiés dans les zones concernées.
Le ministère souligne que les activités visées se déroulent dans des périmètres contigus au Parc national de la Maiko, l’une des principales aires protégées du pays, reconnue pour son importante biodiversité et son rôle dans la préservation de plusieurs espèces endémiques.
Afin d’établir un état des lieux précis de la situation, le gouvernement annonce le déploiement prochain d’une mission conjointe réunissant des représentants des ministères de l’Intérieur, de la Défense, de l’Environnement et des Mines. Cette équipe sera chargée d’évaluer les activités menées sur le terrain, de vérifier les allégations formulées et de soumettre des recommandations aux autorités compétentes.
À travers cette mesure, l’exécutif affirme vouloir renforcer la protection des ressources naturelles nationales, préserver les écosystèmes sensibles et garantir le respect des dispositions légales encadrant l’exploitation minière ainsi que la gestion des aires protégées.
Pierre Kabakila




