La société civile du territoire de Mambasa, en province de l’Ituri, exprime sa vive préoccupation face au renforcement de la présence de combattants Wazalendo dans plusieurs sites d’exploitation artisanale de l’or, notamment dans le groupement Bakaeku.
Selon l’Association pour la Protection des Enfants et des Femmes Vulnérables (APEFV), ces hommes armés sont signalés dans les localités minières de Pangoyi, Lulumo, Itembo et Pakapela.
L’organisation affirme que ces combattants imposeraient des taxes illégales aux populations avant de quitter les lieux, laissant ensuite les habitants exposés aux attaques des rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF).
Cette insécurité grandissante aurait déjà entraîné le déplacement de plusieurs habitants. D’après la société civile, de nombreux commerçants ont également abandonné leurs activités pour se réfugier dans des zones jugées plus sûres.
Face à cette situation, les forces vives locales appellent les autorités à renforcer rapidement la présence des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) afin de sécuriser les sites miniers et de protéger les populations.
« Nous pensons que c’est le moment pour les autorités militaires et la police de déployer rapidement des troupes dans ces zones pour les sécuriser », a déclaré un acteur de la société civile.
Plusieurs habitants dénoncent également la confusion entretenue par la présence simultanée de différents groupes armés dans la région.
« Parfois, nous ne savons pas s’il s’agit des ADF ou des Wazalendo. Leur présence sème la confusion, ce qui constitue une raison supplémentaire de les éloigner du territoire de Mambasa », a confié une source locale sous couvert d’anonymat.
Cette même source s’interroge sur la concentration de ces combattants dans les zones aurifères.
« Pourquoi sont-ils présents uniquement dans les secteurs où l’or est exploité ? Leur mission est-elle sécuritaire ou économique ? », s’est-elle interrogée.
Ces allégations n’ont, à ce stade, pas fait l’objet d’une réaction officielle des autorités militaires. Elles interviennent dans un contexte sécuritaire déjà marqué par les attaques récurrentes des ADF contre les populations civiles et les sites miniers du territoire de Mambasa.
Azarias Mokonzi




