Le principal axe d’exportation des minerais de la République démocratique du Congo vers la Zambie devrait reprendre du service ce mardi, après plusieurs heures d’interruption causées par de fortes pluies.
L’annonce a été faite par le ministre zambien des Infrastructures, qui a confirmé des travaux d’urgence pour rétablir la circulation au poste frontalier de Kasumbalesa, point névralgique du corridor minier régional.
Un axe stratégique temporairement paralysé
Dimanche 1er mars 2026, une portion de la chaussée a été endommagée par les intempéries, entraînant la paralysie temporaire du trafic des camions transportant cuivre, cobalt et autres minerais stratégiques en provenance de la RDC.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient de longues files de poids lourds immobilisés le long du corridor, illustrant l’importance critique de cette route pour l’économie minière régionale.
Premier producteur africain de cuivre et acteur clé du marché mondial du cobalt, la RDC assure plus de 70 % de l’offre mondiale de ce métal indispensable à la fabrication des batteries électriques. L’essentiel de cette production transite par la Zambie avant d’être expédié vers les marchés asiatiques, américains et européens.
Des itinéraires alternatifs plus coûteux
Selon les autorités zambiennes, aucun opérateur n’a signalé, à ce stade, de perturbations majeures dans les expéditions. En cas de prolongation de la fermeture, les transporteurs peuvent toutefois recourir à des axes alternatifs, notamment via Mokambo, à proximité de Mufulira, ou par la frontière de Sakania près de Ndola.
Ces itinéraires restent cependant plus longs et plus onéreux que le passage par Kasumbalesa, ce qui pourrait accroître les coûts logistiques.
Une chaîne d’approvisionnement sous surveillance
Parmi les principaux groupes actifs dans le secteur minier congolais figurent CMOC, Glencore, Ivanhoe Mines Ltd. et Eurasian Resources Group.
La réouverture du corridor est cruciale pour éviter un engorgement logistique dans la Copperbelt et préserver la fluidité d’une chaîne d’approvisionnement stratégique pour l’industrie mondiale des technologies vertes.
Pierre Kabakila




