Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a été auditionné jeudi par la Commission Environnement, Tourisme, Ressources naturelles et Développement durable de l’Assemblée nationale. Au centre des échanges : l’état d’avancement des mécanismes mis en place pour assurer une meilleure redistribution des revenus miniers au bénéfice des communautés locales.
Devant les députés nationaux, le ministre a présenté les progrès enregistrés dans l’application de plusieurs dispositions du Code minier visant à renforcer les retombées socio-économiques de l’exploitation des ressources naturelles dans les provinces minières.
La dotation de 0,3 % au cœur des discussions
Louis Watum Kabamba a notamment fait le point sur la mise en œuvre de la dotation de 0,3 % du chiffre d’affaires des entreprises minières, un mécanisme destiné à financer des projets de développement communautaire dans les zones impactées par les activités extractives.
Selon le ministre, cette dotation, associée aux cahiers des charges de responsabilité sociétale des entreprises ainsi qu’à la redevance minière, a permis de mobiliser des ressources importantes en faveur des populations locales.
Les financements dégagés ont été orientés vers plusieurs secteurs prioritaires, notamment :
- l’éducation ;
- la santé ;
- l’accès à l’eau potable ;
- les infrastructures de base ;
- l’agriculture ;
- l’énergie ;
- la formation professionnelle.
Des réformes en cours malgré plusieurs défis
Au cours de son exposé, le ministre des Mines a également présenté les réformes engagées pour améliorer la gouvernance du secteur minier. Il a toutefois reconnu que plusieurs défis subsistent dans la mise en œuvre effective de certaines dispositions sur le terrain.
Pour y faire face, le gouvernement travaille, selon lui, au renforcement des mécanismes de transparence, de redevabilité et de contrôle afin de garantir une gestion plus efficace des revenus issus de l’exploitation minière.
Préparer l’après-mine
Les échanges ont également abordé la question de la durabilité des investissements miniers et la préparation de l’après-mine. Le gouvernement entend promouvoir une gestion responsable des ressources naturelles afin de transformer les revenus extractifs en moteurs durables de développement économique et social.
Cette approche vise notamment à permettre aux communautés de bénéficier d’infrastructures et d’activités économiques capables de perdurer au-delà de la durée de vie des projets miniers.
Les députés demandent des résultats concrets
De leur côté, les membres de la commission parlementaire ont interrogé le ministre sur l’impact réel de ces mécanismes dans les provinces minières et sur leur contribution à l’amélioration des conditions de vie des populations concernées.
Les élus ont notamment insisté sur la nécessité de mesurer concrètement les résultats obtenus sur le terrain et de renforcer le suivi des projets financés grâce aux revenus miniers.
Conformément au règlement intérieur de l’Assemblée nationale, Louis Watum Kabamba devrait revenir devant la commission dans les prochaines quarante-huit heures afin d’apporter des réponses complémentaires aux préoccupations soulevées lors de cette séance de travail.
Pierre Kabakila




