Malgré les importantes ressources mobilisées à travers le modèle « ressources contre infrastructures », les retombées pour la population congolaise restent en deçà des attentes. C’est le constat dressé par African Resources Watch et la Coalition africaine pour les minéraux verts dans leur rapport.
D’après ces organisations, ce mécanisme devait permettre de financer des infrastructures essentielles telles que les routes, les hôpitaux, les universités et les logements sociaux. Toutefois, sur le terrain, les réalisations apparaissent fragmentées et insuffisamment structurantes.
Les organisations relèvent que plusieurs projets routiers sont restés inachevés ou isolés, ne permettant pas de créer de véritables réseaux économiques capables de stimuler le développement local. Cette situation réduit fortement l’impact attendu.
Par ailleurs, les promesses de création d’emplois et de transfert de compétences vers les Congolais ne se sont pas concrétisées à grande échelle. La faible implication des entreprises locales constitue un frein majeur.
Pour la société civile, une réorientation stratégique s’impose afin de prioriser les besoins réels des populations, renforcer l’impact social des investissements et garantir un meilleur suivi de l’exécution des projets.
Pierre Kabakila




