Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a reçu mercredi à Kinshasa les représentants des coopératives minières élus au sein du Comité de suivi du projet d’assurance des exploitants miniers « Protection Groupe », ainsi que les membres de la Commission préparatoire chargée de l’affectation des coopératives dans les Zones d’exploitation artisanale (ZEA).
Selon la cellule de communication du ministère des Mines, ces délégués, issus principalement des provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, ont été présentés au ministre par le Directeur général du Service d’assistance et d’encadrement de l’exploitation minière artisanale et à petite échelle (SAEMAPE), Jean-Paul Kapongo.
Les échanges ont porté sur deux enjeux majeurs : la protection sociale des exploitants miniers artisanaux et le renforcement des mécanismes destinés à mieux structurer les coopératives opérant dans les zones d’exploitation artisanale.
Le projet d’assurance « Protection Groupe » vise notamment à améliorer la couverture sociale des creuseurs artisanaux, une catégorie de travailleurs souvent exposée à de nombreux risques professionnels sans bénéficier de mécanismes adéquats de protection.
Par ailleurs, les discussions ont également porté sur l’affectation des coopératives dans les Zones d’exploitation artisanale, un processus jugé essentiel pour mieux organiser l’exploitation artisanale et réduire les conflits récurrents liés à l’occupation des sites miniers.
À cette occasion, Louis Watum Kabamba a salué une initiative qu’il considère comme une étape importante dans la professionnalisation du secteur minier artisanal.
Le ministre a exhorté les nouveaux représentants à faire preuve de responsabilité, de transparence et d’esprit de collaboration afin de contribuer à l’amélioration des conditions de travail des exploitants miniers et au développement durable du secteur.
Cette démarche s’inscrit dans la politique du gouvernement congolais visant à promouvoir une exploitation minière artisanale mieux organisée, plus sécurisée et davantage bénéfique aux communautés locales.
Alors que l’exploitation artisanale demeure une source importante de revenus pour des milliers de Congolais, les autorités entendent renforcer son encadrement afin d’améliorer la gouvernance du secteur, de limiter l’exploitation illicite et de favoriser une meilleure intégration des creuseurs dans l’économie formelle.
Pierre Kabakila




