La société civile du territoire de Mambasa, dans la province de l’Ituri, a lancé une alerte ce mardi 7 juillet 2026 au sujet d’une importante présence présumée des combattants des Forces démocratiques alliées (ADF) dans le carré minier de Tepe, un site d’exploitation aurifère situé dans une zone enclavée.
Selon Rams Malikidogo, défenseur des droits humains et acteur de la société civile locale, les assaillants auraient établi leur principal bastion dans cette zone minière, où ils seraient fortement armés.
« Selon les informations en notre possession, l’ennemi est lourdement armé et a installé son principal bastion dans ce carré minier », a-t-il déclaré.
Des drones évoqués comme nouveau moyen de surveillance
Toujours selon cette source, les ADF auraient recours à des drones afin de surveiller les mouvements des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ainsi que ceux des populations civiles.
« Pour surveiller les mouvements des équipes militaires qui pourraient venir les attaquer, mais aussi ceux des populations, ces ADF font monter des drones. C’est une nouvelle stratégie qui dépasse notre entendement », a affirmé Rams Malikidogo.
À ce stade, ces informations proviennent de la société civile locale et n’ont pas fait l’objet d’une confirmation officielle de la part des autorités militaires congolaises.
Des craintes autour du financement des activités des ADF
La société civile redoute que le contrôle de ce site aurifère permette aux ADF de disposer d’une source durable de financement pour leurs activités dans la région.
Face à cette situation, elle appelle le commandement des FARDC à intensifier les opérations militaires afin de reprendre le contrôle du carré minier de Tepe, de sécuriser les populations et d’empêcher que les ressources minières ne soient exploitées au profit de groupes armés.
Cette alerte intervient dans un contexte de forte insécurité dans plusieurs zones minières de l’Ituri, où les activités extractives continuent d’attiser les convoitises des groupes armés, au détriment des populations civiles et de la stabilité de la région.
Azarias Mokonzi




