Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a été auditionné lundi 25 mai 2026 à l’Assemblée nationale, dans le cadre d’une question orale avec débat initiée par le député Sumeyi Kitenge Pierre, autour des défis liés à la gouvernance du secteur extractif en République démocratique du Congo.
Face aux élus nationaux, le patron des Mines a présenté les réformes engagées par le gouvernement pour assainir un secteur considéré comme stratégique pour l’économie nationale, tout en répondant aux préoccupations relatives à la fraude minière, à la traçabilité des minerais et aux retombées économiques pour les communautés locales.
Des réformes pour lutter contre la fraude minière
Au cours de son intervention, Louis Watum Kabamba a défendu les efforts entrepris pour réduire l’exploitation illégale des ressources minières et renforcer le contrôle des activités extractives à travers le pays.
Le ministre a notamment évoqué le déploiement progressif de mécanismes numériques visant à améliorer la collecte des recettes publiques et à renforcer la transparence dans la gestion du secteur.
Il a également mis en avant les initiatives de structuration de l’exploitation artisanale, destinées à mieux encadrer les creuseurs, réduire les circuits parallèles et limiter les exportations frauduleuses de minerais.
Traçabilité et contenu local au cœur des priorités
Parmi les axes prioritaires exposés devant les députés figurent également le renforcement de la traçabilité des minerais exportés et la volonté d’accroître la participation des opérateurs économiques congolais dans la chaîne de valeur minière.
Selon le ministre, ces réformes visent à permettre à la RDC de mieux contrôler ses ressources stratégiques tout en augmentant les bénéfices économiques tirés du secteur.
Cobalt, pollution et exploitation minière à l’Est au centre des débats
Les échanges parlementaires ont également porté sur plusieurs dossiers sensibles, notamment : la gestion des exportations de cobalt ; les accusations de pollution environnementale visant la société CDM ; la situation des activités minières dans les territoires de Shabunda et Mwenga, récemment concernés par des mesures gouvernementales de suspension.
Plusieurs députés ont insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle afin d’éviter les abus et de garantir une exploitation plus responsable des ressources naturelles.
Des retombées attendues pour les communautés locales
À l’issue des débats, plusieurs élus ont appelé le gouvernement à accélérer les réformes en cours afin que les revenus générés par le secteur minier profitent davantage au développement local.
Les parlementaires ont notamment plaidé pour un meilleur financement des infrastructures publiques et une redistribution plus équitable des richesses minières au bénéfice des communautés riveraines des sites d’exploitation.
Dans un contexte marqué par des enjeux de gouvernance, de transparence et de souveraineté économique, cette audition a permis au gouvernement de réaffirmer sa volonté d’assainir progressivement le secteur minier congolais, pilier central de l’économie nationale.
Pierre Kabakila




