Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a visé, lundi 29 juin, le site minier de Pangoyi, dans le territoire de Mambasa (Ituri). Après avoir pris pour cible une position des FARDC, les assaillants ont enlevé plusieurs civils, blessé au moins trois personnes par balle et pillé des biens avant de poursuivre leur progression vers un autre site minier.
Selon plusieurs sources locales concordantes, les assaillants ont fait irruption sur le site aux environs de 4 heures du matin. Ils auraient d’abord attaqué une position des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) installée à proximité, avant de s’en prendre aux civils présents sur le site.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs civils enlevés et d’au moins trois personnes blessées par balle. Les victimes ont été évacuées vers des structures sanitaires de la région, selon les mêmes sources.
« Ils ont enlevé plusieurs civils au cours de cette incursion. Emmenés dans une destination inconnue, ces derniers ont été contraints de transporter les biens pillés par les assaillants », a indiqué une source locale.
Après cette attaque, les assaillants se seraient repliés en direction du site minier de Tepe, situé à environ deux heures de marche de Pangoyi, toujours au cœur de la forêt de Mambasa.
Face à cette nouvelle offensive, Ram’s Mali Kidogo, défenseur des droits humains dans la région, appelle les autorités militaires à renforcer rapidement leur dispositif sécuritaire afin de protéger les populations vivant et travaillant dans ces zones minières isolées.
« Nous demandons au commandement des FARDC de déployer des renforts le plus rapidement possible pour sécuriser les sites miniers et retrouver les personnes enlevées », plaide-t-il.
Les opérations militaires s’annoncent toutefois particulièrement difficiles en raison de l’enclavement de cette partie du territoire de Mambasa. Les sites miniers concernés sont situés en pleine forêt, sans couverture de télécommunication, ce qui complique l’alerte et la coordination des secours.
À ces difficultés s’ajoute l’état très dégradé des infrastructures routières. Dans plusieurs secteurs, les déplacements s’effectuent principalement par voie fluviale, à l’aide de petites embarcations naviguant sur la rivière Ituri, un contexte qui favorise la mobilité des groupes armés et complique l’intervention rapide des forces de sécurité.
Les autorités militaires ne s’étaient pas encore exprimées sur cette attaque au moment de la publication de cet article.
Azarias Mokonzi




