Des travailleurs de la Minière de Bakwanga (MIBA) ont organisé, mardi 11 août 2026, un sit-in devant la Direction générale de l’entreprise à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Ils réclament le paiement de huit mois de salaires impayés depuis le début de l’année.
Des travailleurs face à une situation financière difficile
Réunis devant les installations de la société, les agents ont appelé la direction de la MIBA à répondre à leurs revendications, alors que leurs conditions de vie se dégradent.
Le président de la délégation syndicale, Febathar Ntumba, a notamment évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs et leurs familles en raison de l’accumulation des arriérés de salaires.
Selon les représentants des employés, la MIBA ne percevrait plus, depuis janvier, la subvention mensuelle destinée au paiement des salaires, estimée à environ un million de dollars américains. Cette situation aurait contribué à l’accumulation des impayés.
Le plan de relance au cœur des revendications
Au-delà du paiement des salaires, les travailleurs demandent également la concrétisation du plan de relance de la MIBA annoncé par le chef de l’État.
Ils appellent Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à s’impliquer davantage afin de trouver une solution durable à la crise qui affecte l’entreprise, autrefois considérée comme l’un des principaux moteurs économiques du Kasaï-Oriental.
Pour les représentants des travailleurs, le rétablissement régulier des salaires reste étroitement lié à la capacité de la société à reprendre ses activités dans de meilleures conditions.
Un passif salarial de plusieurs années
La crise salariale de la MIBA ne date toutefois pas de 2026. Les arriérés cumulés de l’entreprise dépasseraient 200 mois, selon les données avancées par les représentants des travailleurs.
Les huit mois évoqués lors du sit-in correspondent spécifiquement à la période relevant de la gestion de l’actuel comité dirigeant.
Cette distinction illustre l’ampleur d’une crise financière qui dépasse les difficultés actuelles de trésorerie et qui affecte depuis plusieurs années le fonctionnement de l’entreprise et les conditions sociales de son personnel.
À travers cette mobilisation, les travailleurs de la MIBA entendent ainsi rappeler aux autorités l’urgence de rétablir le paiement des salaires, mais aussi de donner un contenu concret au plan de relance annoncé pour permettre à l’entreprise de retrouver durablement sa capacité de production.
Pierre Kabakila




