La tension monte à la Minière de Bakwanga (MIBA), à Mbujimayi, dans la province du Kasaï-Oriental. Des agents de l’entreprise ont menacé, vendredi, de déclarer une année blanche dans les établissements scolaires de la MIBA si leurs revendications salariales et la relance effective de la société ne sont pas rapidement prises en compte.
Réunis en sit-in devant l’entrée du polygone de la MIBA, sur le site de Buzala, les travailleurs ont notamment réclamé le paiement de huit mois d’arriérés de salaire, couvrant la période de janvier à août 2026.
Le président du banc syndical de la MIBA, Fébatare Muhammad Ntumba, a appelé les autorités à prendre une décision définitive concernant la situation de l’entreprise.
« Il y en a qui donnent de fausses informations à l’autorité, mais nous voulons sa détermination et sa décision finale », a-t-il déclaré, avant d’évoquer la possibilité de déclarer une année blanche dans les établissements scolaires de la MIBA si aucune solution n’est trouvée.
Le responsable syndical a également prévenu que les actions des travailleurs se poursuivraient jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
« Tant qu’on n’a pas réagi, tant qu’on n’a pas payé, tant que nous n’avons pas vu la relance effective, nous continuons nos actions », a-t-il affirmé.
Les agents réclament ainsi le paiement de leurs huit mois d’arriérés de salaire, mais aussi la mise en œuvre concrète des mesures annoncées pour permettre la relance de la MIBA, entreprise minière emblématique du Kasaï-Oriental.
Ce mouvement intervient alors que les travailleurs disent attendre des engagements concrets des autorités sur l’avenir de la société et sur la situation sociale de son personnel.
Pierre Kabakila




