Lors du 74ᵉ National Prayer Breakfast, tenu jeudi à Washington DC, aux États-Unis d’Amérique, le président américain Donald Trump a salué son homologue congolais en célébrant un « accord minier historique » entre les États-Unis et la République démocratique du Congo (RDC), qualifié de plus important jamais signé entre les deux continents. Une reconnaissance qui met en lumière les avancées enregistrées dans l’exploitation des ressources minières congolaises.
Cet événement annuel, qui réunit des leaders politiques et religieux à Washington, a offert à Donald Trump l’occasion de souligner les partenariats économiques avec l’Afrique, en particulier avec la RDC.
S’adressant directement au président congolais Félix Tshisekedi, présent à la cérémonie, Donald Trump a évoqué un parcours difficile surmonté conjointement.
« Je sais ce que vous avez traversé, je le connais très bien. C’était difficile, cela a pris de nombreuses années, et rien n’est facile. Ensemble, lui et moi, avons également signé le plus grand accord minier de l’histoire des États-Unis et de l’Afrique »,
a-t-il déclaré, tout en vantant les atouts du Congo, qualifié de
« terre magnifique », ajoutant que le pays « s’en sort très bien ».
Il a également annoncé l’implantation de « certaines grandes entreprises » américaines grâce à cet accord.
Le président américain a conclu son intervention par une offre d’assistance directe :
« N’hésitez pas à m’appeler pour quoi que ce soit, d’accord ? »
Bien que les détails précis de cet accord n’aient pas encore été rendus publics, il s’inscrit dans un contexte de renforcement de la présence américaine en Afrique centrale, dans une région où la RDC détient plus de 70 % des réserves mondiales de cobalt, ainsi que d’importants gisements de cuivre, coltan et lithium.
Les États-Unis à la conquête du secteur minier congolais
Les investissements américains visent notamment à contrebalancer l’influence chinoise, dominante dans des zones stratégiques telles que le Katanga et l’Ituri. Des groupes miniers majeurs, à l’instar de Freeport-McMoRan, ou d’autres géants du secteur, pourraient être impliqués dans des projets d’extraction et de raffinage.
Pour la RDC, cette alliance promet des transferts de technologie, la création d’emplois locaux et une diversification des partenaires économiques, au-delà des contrats controversés du passé.
Dans son discours, Donald Trump a insisté sur les premiers résultats de cette dynamique :
« Nous avons signé le plus grand accord avec certaines de nos grandes entreprises, et elles s’y installent. »
Cette orientation pourrait accélérer des méga-projets structurants, à l’image du corridor de Lobito, destiné à relier les zones minières congolaises aux ports angolais, facilitant ainsi les exportations vers les marchés occidentaux.
Les observateurs du secteur minier saluent cette dynamique, d’autant plus que les prix du cobalt ont augmenté de 25 % en 2025, tandis que la demande mondiale en batteries pour véhicules électriques connaît une forte croissance.
Toutefois, des défis demeurent, notamment en matière de gouvernance, de sécurité dans l’Est du pays et de respect des normes ESG (environnementales, sociales et de gouvernance). Cet accord pourrait néanmoins marquer un tournant stratégique pour la RDC, en positionnant le pays comme un hub minier clé face aux enjeux de la transition énergétique mondiale.
Daniel Bawuna




